Réalisant 15 % des transactions mondiales de caviar, le groupe français Petrossian basé à Paris et à New-York, affiche un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros. Son président, Armen Petrossian, souligne que l’interdiction de l’importation de caviar béluga aux Etats-Unis (premier importateur avec 60 % des volumes), obtenue fin septembre par Seaweb après 4 ans de mobilisation, « est une mesure politique inefficace ». « Il n’y a aucune preuve scientifique que le béluga soit sur le point de disparaître. Et même si c’était le cas, Seaweb ne s’attaque pas au fond du problème», affirme-t-il. Il serait largement plus efficace selon le négociant de s’attaquer au marché noir du caviar sauvage, qui contourne les quotas d’exportation du Cites et tout contrôle sanitaire et douanier, pour protéger les esturgeons de l’extinction. « Grâce à Internet, ce marché – qui représente 3 à 4 tonnes en France – peut rencontrer la demande beaucoup plus facilement qu’avant ». Et pour lutter contre cette économie souterraine, il faut là encore « sensibiliser le consommateur. »
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