Le réseau Fnab (agriculteurs bio) est en train de travailler sur son organisation et ses partenariats. Face au changement d’échelle de l’agriculture bio, c’est un passage obligé pour l’ensemble des acteurs des filières.
Le réseau Fnab (agriculteurs bio) et les OEPB (organisations économiques de producteurs bio) prennent leurs responsabilités pour « structurer des filières en renforçant les organisations collectives de productrices et producteurs existantes ou en en créant d’autres », selon un communiqué, le 27 septembre. Face au défi du changement d’échelle de l’agriculture bio, les deux organisations s’engagent aussi à « travailler des contractualisations équitables avec les opérateurs de l’aval et l’agro-industrie » et à « veiller au développement équilibré des différents circuits de commercialisation. »
Décloisonner les acteurs
Plus globalement, le monde de l’agriculture bio et ses nombreux acteurs parfois cloisonnés se mettent en mouvement. Stéphanie Pageot, présidente de la Fnab, commente : « On ne peut pas continuer chacun dans son coin. » Au sein de l’Agence bio, les discussions vont bon train. Le conseil d’administration est composé de la Fnab (producteurs bio), du Synabio (entreprises), de l’APCA (chambres d’agriculture) et de Coop de France (coopératives). Une des questions auxquels s’attellent ces différents collèges est simple : « Faut-il ouvrir les portes aux distributeurs ? » Car dans cette "démocratisation" de l’alimentation bio, les GMS sont des acteurs de poids. Pour l’heure, elles sont au coude à coude avec les magasins spécialisés et loin devant la vente directe ou encore la restauration collective en termes de chiffre d’affaires bio.
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Vers plus de partenariats ?
Des partenariats existent déjà avec des distributeurs spécialisés comme Biocoop. Mais cette démarche devrait aussi concerner de plus en plus les transformateurs. Picard et la Fnab viennent de s’engager dans un partenariat, avec pour ambition la relocalisation en France des approvisionnements bio de l’enseigne leader du marché des surgelés, selon un communiqué commun diffusé le 28 septembre. Le travail en cours porte sur les fruits et légumes et la viande bio, précise Stéphanie Pageot. La Fnab s’est occupée de faire un état des lieux de ce qui existe en France du côté des producteurs. « Pour le maillon de la surgélation, l’étude est confiée à un cabinet extérieur », explique-t-elle. L’étude devrait se terminer courant 2017. « Picard ambitionne de développer une gamme de produits biologiques à l’échelle régionale issus de partenariats entre producteurs, transformateurs et magasins », rappelle le communiqué. Dans un contexte de changement d’échelle de l’agriculture bio française, la Fnab souhaite aussi « réaffirmer son rôle, en lien avec les organisations économiques de producteurs et leurs fédérations […] vers la construction de filières biologiques, équitables et relocalisées ».
Picard entend développer une gamme de produits bio issus de partenariats entre producteurs, transformateurs et magasins.