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Innovation Pour un soutien « massif » à la chimie végétale

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Le Haut Conseil de la coopération agricole recommande, dans un rapport diffusé le 29 septembre, un soutien public « massif » à l’innovation dans la chimie végétale, comme le font déjà les pays leaders comme les États-Unis et le Brésil. Les auteurs du rapport privilégient deux secteurs principaux : les biomatériaux et les bio-molécules pour les chimistes.

Dans un rapport intitulé La chimie du végétal, une priorité pour la France, et présenté à la presse le 29 septembre, le Haut Conseil de la coopération agricole (HCCA) indique qu’il faut « soutenir massivement l’innovation » dans la chimie végétale. Les soutiens à l’innovation pour la chimie du végétal « doivent mobiliser des fonds publics d’un minimum de 500 millions d’euros sur cinq à sept ans », ont estimé les auteurs du rapport, Xavier Beulin, président du Haut Conseil de la coopération agricole (HCCA), Philippe Vasseur, ancien ministre de l’Agriculture et Philippe Mangin, président de Coop de France. Il est « nécessaire de suivre les actions engagées dans d’autres pays » de soutien à l’innovation dans la chimie du végétal, ont-ils justifié : États-Unis (480 M$ en mai dernier), Japon, Chine et Brésil.

Le savoir-faire français dans la concurrence internationale
Le Haut Conseil recommande aussi un soutien du secteur privé pour « faire émerger des leaders ». Pour cela, « il faut aider certaines PME à atteindre une taille critique et stimuler le développement de start-up innovantes ». Des banques et des établissements financiers comme Unigrains et Sofiprotéol pourraient mettre en place un « fonds d’amorçage et de capital risque », a précisé l’ancien ministre de l’Agriculture. « La concurrence internationale existe en chimie du végétal », rappelle le rapport, citant Dupont de Nemours au travers de sa filiale Tate and Lyle, Cargill, le géant amidonnier Archer Daniels Midland et le japonais Teijin. Le rapport souligne : « Il est naturel que la France, à la fois par sa vocation agricole et son savoir-faire technologique s’affirme comme leader en Europe ».
Parmi les propositions, le HCCA suggère aussi une TVA réduite sur les bioproduits.
Pour les auteurs du rapport, il faut axer la stratégie du secteur sur la chimie de spécialités et les produits à valeur ajoutée. Ils excluent de ce champ les biocarburants et la filière bois-papier. Ils privilégient deux secteurs principaux. Les biomatériaux : chanvre, lin, paille, résines issues des céréales et oléagineux. Et les intermédiaires chimiques : bio-molécules de base comme les biopolymères ou l’acide acrylique, issus là aussi des céréales et des oléagineux.

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