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Pour un vrai stock stratégique

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Les stocks publics de céréales n’existent plus que dans des pays à économie d’Etat, l’Union européenne a fait le choix de ne plus disposer de stocks d’intervention. A la veille de la flambée des cours, son stock de blé de 8 MT avait déjà fondu à 5 MT, mais Bruxelles s’est empressé de la brader aussitôt à un prix de 100 euros la tonne, prix qui avait doublé un an plus tard, ironise Hubert François. Ce qui reste aujourd’hui comme disponible dans la Communauté est trop faible (de l’ordre de 300 000 tonnes) pour être un vrai stock stratégique anti-crise. Il faudrait peut-être tirer la leçon des évènements récents et songer à disposer de 4 à 5 MT sous le coude en permanence, pensent les gens raisonnables. Le problème, c’est que la mouvance anglo-saxonne qui a inspiré de plus en plus de monde en Europe estime que faire quelque chose n’est forcément pas bien. Pour sa part, le patron de Nutrixo ne prétend pas que c’est la solution, mais il est sûr que « si on ne cherche pas de solution, il n’y en aura pas et qu’on ne sera pas à l’abri de nouvelles crises ». Il recommande en outre de raisonner sur les prix en les lissant sur trois ans par exemple, et l’on verrait qu’ils n’étaient pas si bas que cela … et cela doit être pris en compte par les entreprises et dans les relations inter-entreprises.
En tout cas il pourra en débattre au sein d’un des groupes de travail préparatoires à la LMA que le ministre Bruno Le Maire vient de créer; il y représentera l’Ania à celui que préside Marion Guillou, p.-d.g. de l’INRA, sur « compétitivité et revenu ».

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