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Commerce de gros/produits laitiers et avicoles Pour une révision des clauses de prix des marchés publics

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La Fédération nationale du commerce des produits laitiers et avicoles (FNCPLA) se plaint de ne pouvoir répercuter la hausse des prix d’achats industriels. Les distributeurs indépendants dénoncent « l’attitude intransigeante de l’administration », derrière laquelle se retranchent les collectivités publiques (cantines, crèches, hôpitaux, armées) qu’ils approvisionnent en produits alimentaires. Dans un communiqué, elle stigmatise « la hausse généralisée des prix d’achats en Europe et en France (plus de 60 % pour le beurre, 18 à 22 % pour le lait UHT et les ovoproduits par exemple), ce qui constitue une situation « totalement inédite et soudaine » que le président de la République a lui-même reconnue dans son discours au Space, soulignant que « ces variations n’existent dans aucun autre secteur économique ».

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Or, « contrairement aux autres professions (fruits et légumes, viandes, surgelés,…), les fournisseurs de produits laitiers et avicoles sont aujourd’hui les seuls intervenants sur le marché à ne pas pouvoir répercuter ces hausses sur les contrats en cours », remarque la fédération. « Lancés par appels d’offres l’année dernière, à une période où personne ne pouvait prétendre que les prix des produits agricoles évolueraient avec une telle amplitude, les marchés de fourniture alimentaire ont été conclus par contrat pluriannuel, à prix ferme non révisable, au moins la première année », explique la FNCPLA qui souhaite « la reconnaissance du caractère imprévisible de la situation ». Cela devrait, selon les grossistes, permettre de « prendre en compte, en vertu du Code des marchés, une partie de la hausse subie ». Ils sollicitent également « la mise en place de clauses de révision dans les appels d’offres en cours pour 2008 ». En effet, cette situation financièrement « dramatique », « menace l’emploi (20 000 salariés concernés) et la pérennité des entreprises dans un secteur composé surtout de PME, dont les marges d’exploitation ne peuvent supporter de telles hausses », écrit la FNCPLA.