Le groupe anglo-néerlandais de produits alimentaires et de grande consommation Unilever a dégagé sur son exercice annuel 2006 un bénéfice net 2006 de 5,015 milliards d’euros en hausse de 26%, notamment grâce à la vente de sa division surgelés en Europe. A côté de cette bonne nouvelle, le groupe ne peut guère pavoiser, entre des ventes qui ont eu du mal à redécoller en Europe et un chiffre d’affaires global qui a même stagné au quatrième trimestre.
Le groupe Unilever vient d’annoncer un bénéfice net de 5,015 milliards d’euros pour l’ensemble de son exercice 2006, en progression de 26 %. Il précise que la vente de sa division européenne de surgelés au fonds d’investissement britannique Permira a notamment rapporté 1,2 milliard d’euros au quatrième trimestre. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice net d’Unilever est en hausse de 10 % en 2006 à 3,685 milliards d’euros. Initialement, Unilever avait annoncé espérer retirer un gain net de 1 milliard d’euros de cette division.
Malgré cette bonne affaire, le chiffre d’affaires d’Unilever a stagné au quatrième trimestre, perdant 0,3 % par rapport au quatrième trimestre 2005 à 9,73 milliards d’euros. Ses ventes ont perdu 0,1 % en Europe, qui compte pour plus d’un tiers de l’activité d’Unilever et baissé de 2,1 % sur les marchés américains. En Asie-Afrique, le chiffre d’affaires a progressé de 1,8 % au quatrième trimestre.
L’impact des matières premières
En 2006, « les prix des matières premières étaient plus haut que prévu » et « la plupart de la croissance continue de provenir d’une hausse des volumes », rappelle le groupe qui produit la lessive Omo, les soupes Knorr, la marque Bertolli et les thés Lipton.
Sur l’année 2006, le chiffre d’affaires d’Unilever est en hausse de 3 % à 39,6 milliards d’euros en 2006. Sa croissance sous-jacente, hors éléments exceptionnels et effet de change, a été de 3,8 % en 2006.
Notamment grâce à un bon troisième trimestre, le groupe a renoué avec la croissance en Europe, où le chiffre d’affaires a progressé de 0,4% sur l’année avec de bonnes performances en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, tandis que la France « restait un marché difficile », face à l’implantation de ses deux grands concurrents Danone et Nestlé.
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Les ventes dans les Amériques et en Asie-Afrique affichent sur l’année une bonne santé, avec un chiffre d’affaires respectivement en hausse de 4,6 % et 5,7 %.
« Notre meilleure performance en 2006 montre que les changements à grande échelle entrepris ces deux dernières années paient », s’est félicité le p.-d.g. d’Unilever Patrick Cescau, rappelant les réformes structurelles entreprises et les investissements de près de 300 millions d’euros réalisés dans la publicité.
Sous sa houlette, le groupe a engagé un programme de réduction du personnel administratif et s’est réorienté stratégiquement vers les soins du corps, les marchés émergeants et la vitalité. C’est ce dernier concept, articulé autour de produits sains et naturels, qui a par exemple présidé au lancement de nouvelles boissons « bonnes pour la santé » à base de soja en Grande-Bretagne et à l’introduction de jus de fruits et de légumes baptisés « Knorr Vie » dans dix pays européens.
Unilever prévoit une croissance des activités opérationnelles de 3 à 5 % en 2007, en phase avec l’objectif de croissance à long terme du groupe.
Au quatrième trimestre, Unilever a dégagé un bénéfice net de 2,1 milliards d’euros, en hausse de 185% par rapport à la même période il y a un an.