Rien ne va plus pour les MDD. D'année en année, elles continuent à perdre du terrain au profi t des grandes marques. La faute à la guerre des prix qui pèse sur les marques nationales et le recours croissant aux offres promotionnelles dans les enseignes. Ainsi en 2015, les grandes marques ont enregistré une hausse de 11,2 % de leurs ventes en promotion, quand celles des MDD reculaient de 1,7 %.
Et on comprend le consommateur : pourquoi se priver d'une grande marque quand elle est au même prix, voire moins chère dans certains cas, qu'une MDD ? Et quand il apparaît que 79 % des consommateurs (contre 61 % en 2006) sont sensibles aux promotions, diffi cile dans ces conditions d'imaginer comment les choses pourraient s'inverser dans le contexte actuel de guerre des prix.
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Cette perte de vitesse des MDD met à mal de nombreuses PME, sachant qu'elles fournissent près de 70 % des MDD, rappelle la Feef. Le constat n'est pas neuf, mais reste d'actualité. Il y a quelques mois, Bonduelle refusant des demandes de baisses de prix de distributeurs, avait décidé d'arrêter certains contrats de production de conserves MDD. Le groupe qui avait à cette occasion fait savoir qu'il n'avait pas vocation à produire à perte, vient d'annoncer une réorganisation de son outil industriel. Sa fi liale BELL arrête l'activité de l'usine de Russy-Bémont, un site entièrement dédié à la production de légumes d'été pour les marques de distributeurs et de premier prix, dont les salariés seront reclassés.
Malheureusement, tous les fabricants de MDD ne sont pas logés à la même enseigne que Bonduelle qui a des marques en propre et surtout les reins suffi samment solides pour dire « non ».