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Qui aurait pu croire il y a quelques années que des intérêts purement capitalistiques cohabiteraient avec des coopératives agricoles ? C’est bel et bien, il faut l’espérer, ce qu’on pourra observer avec le rapprochement entre le Belge Albert Frère et la coopérative laitière française Sodiaal pour la reprise d’Entremont. C’est déjà, d’ailleurs, ce qui se vit entre les coopérateurs de Socopa et la société Bigard.
Il n’y a plus de frontières entre les genres d’entreprises. Celles-ci se dissolvent de manière pragmatique face à l’urgence de la rentabilité des entreprises et des marchés de plus en plus concurrentiels. La différence entre « coop et privés » est-elle d’ailleurs si grande ? Non. Il s’agit tout simplement de rechercher, pour les uns et les autres, la meilleure efficacité économique, le meilleur retour sur investissement, avec des modalités différentes. Recherche de débouchés pour les uns, avec le principe d’un homme – une voix ; recherche de rentabilité financière pour les autres, avec un pouvoir au pro rata de la mise de fonds. Il faut remarquer qu’il existe en France quelques sociétés qui appartiennent en propre à des agriculteurs sans avoir le statut de coopérative.
Curieusement, on n’aura jamais autant parlé de valeurs coopératives alors même que ces coop s’associent aux privés dans des ensembles originaux. C’est sans doute que ce n’est pas le statut qui fait la valeur mais le comportement quotidien. Et Sodiaal, Albert Frère, Bigard, Socopa, sont peut-être en train de créer un modèle d’entreprise nouveau, permettant à l’agriculteur de s’assurer des débouchés tout en goûtant au capitalisme privé. Une voie nouvelle, aux opportunités multiples semble voir le jour.
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