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Jean-François Delaitre, président de l’AAMF (agriculteurs-méthaniseurs) Prairies : « Il y a des territoires en recherche de solutions »

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Quelle doit être la place de l’herbe dans la filière biogaz, dans un contexte de décapitalisation du cheptel ?

La méthanisation termine actuellement sa première phase de développement, avec la cogénération électrique, grâce à laquelle elle a dépassé les objectifs qui lui étaient assignés. Nous entrons dans une seconde phase avec les projets d’injection et l’arrivée de grands énergéticiens dans la filière. Se pose aujourd’hui la place de la filière dans le paysage agricole.

Notre filière est désormais mûre pour échanger avec les différentes productions dans les territoires, et identifier leurs besoins. Il y a aujourd’hui des territoires d’élevage qui ont la volonté de trouver une solution pour valoriser les prairies. La méthanisation sauve très rarement un élevage, mais elle offre des solutions, pour gagner en autonomie par exemple.

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Nous sommes dans une tension, entre des territoires très attachés à l’élevage, des collectivités qui s’attendent à voir les cheptels reculer, et des ONG qui sont très attachées à la préservation des prairies, pour la biodiversité notamment. Nous tendons la main. Il faudra, de toute façon, que les élus professionnels et politiques fassent des choix, territoire par territoire.

Nous avons deux points d’attention dans la lecture de la méthanisation agricole : la liberté de choix des agriculteurs, en connaissance de leur territoire et des problématiques des filières. La filière bovine n’est pas uniforme, la méthanisation doit permettre de tisser des projets quand une filière agricole est en souffrance et cherche à se renforcer.

« Il faudra que les élus fassent des choix, territoire par territoire »