Au 20 août, 80% des régions fourragères présentaient un déficit et la moitié d'entre elles un déficit « important » selon les données issues du système ISOP (Informations et Suivi Objectif des Prairies) du ministère de l'Agriculture, publiées le 25 août. Les pluies du mois d'août ont été insuffisantes pour relancer la pousse de l'herbe. Ainsi, la production cumulée des prairies permanentes, estimée à « un peu moins de 77% de la production de référence à la même période », perd encore 5 points par rapport au mois de juillet. Parmi les régions les plus touchées : Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Alsace-Lorraine, Bourgogne, et une partie de Rhône-Alpes. D'après un communiqué du 7 août, la région Rhône-Alpes considère que 8 à 10 000 exploitations d'élevage seraient touchées dans la région. Elle souhaite mettre en place « un système d'aides individuelles » qu'elle proposera à la prochaine session de sa commission permanente le 18 septembre. Un jour avant, c'est le président UDI du conseil départemental de Côte-d'Or, François Sauvadet, qui annonçait la tenue « fin août » d'une session extraordinaire de l'assemblée départementale pour examiner des mesures de soutien aux agriculteurs confrontés à la sécheresse. Le même jour, Bernard Lannes, président de la Coordination rurale, adressait une lettre ouverte à Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, afin que le stockage de l'eau devienne « une priorité nationale » et les Irrigants de France, une section de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), ont à leur tour demandé aux pouvoirs publics une politique forte de l'eau, dans un communiqué.
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