Sans totalement l’exclure, le commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, s’est montré réticent face à la demande de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie qui ont exprimé, le 26 septembre lors de la réunion des ministres de l’Agriculture des Vingt-sept, un besoin de flexibilité concernant l’application des obligations en matière de maintien des prairies permanentes dans la prochaine Pac. Ils estiment que Bruxelles pourrait leur accorder des marges de manœuvre en ce qui concerne l’application de cette exigence de conditionnalité BCAE 1 (bonne condition agricole et environnementale). Dans une note préparée pour l’occasion, ils saluent les efforts des services de la Commission pour trouver des solutions dans le cadre de l’approbation en cours des plans stratégiques de la Pac, mais cela « n’a abouti à aucun résultat jusqu’à présent ». « L’objectif de la Pac d’assurer la production alimentaire pour l’UE est devenu plus pertinent que jamais », font-ils valoir. « Nous avons beaucoup moins d’élevages bovins ou de fermes laitières qu’il y a dix ans… d’où un moindre besoin de prairies permanentes », a ajouté le ministre lituanien. La Finlande, la Bulgarie et Chypre ont également exprimé un besoin de flexibilité dans le domaine.
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Mais Janusz Wojciechowski a rappelé aux ministres que cette BCAE 1 était « un élément très important de l’architecture verte » de la Pac, les colégislateurs s’étant accordés sur la nécessité de maintenir les prairies permanentes. « Tous les États membres doivent être traités de manière égale et par conséquent, des dérogations pour des États membres spécifiques ne seraient pas équitables », a-t-il insisté. « Je comprends vos préoccupations mais le principe c’est le maintien des prairies permanentes. Et ces règles ne sont pas nouvelles. » Le commissaire se dit néanmoins prêt à explorer certaines flexibilités dans les règles techniques. « Mes services continueront à rechercher les meilleures solutions dans le cadre juridique existant », a-t-il promis.