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Premier bilan du circuit court Ecomiam

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Lancé il y a un an par Daniel Sauvaget, le patron de l’entreprise finistérienne Tilly Sabco, Ecomiam, concept de distribution low-cost, affiche un bilan plus mesuré que prévu à l’issue de sa première année d’exploitation.

Tout le concept d’Ecomiam, c’est de proposer des produits surgelés dans des packagings basiques (poulet, dinde, porc, bœuf et depuis cette semaine fondants au chocolat) commercialisés dans le cadre d’une filière courte (ce qui ne veut pas dire locale). Pour le consommateur, cela signifie aller s’approvisionner auprès d’un camion sur un parking pour des prix défiant toute concurrence (cinq poulets de 1,2 kg : 15,00 euros TTC). Lancé dans le Finistère, le réseau couvre maintenant 71 villes du grand-ouest et devrait s’étendre à la région parisienne et au nord de la France d’ici à la fin de l’année. Ecomiam, qui communique de façon transparente sur la structure des prix de vente (1), se refuse à investir trop dans la communication. « Bien sûr, cela freine notre développement, reconnaît Daniel Sauvaget. Mais notre concept consiste justement à ne pas faire payer la communication au consommateur. Nous avons préféré faire une étape dans notre développement pour consolider nos implantations. Pour nous faire connaître, nous passons par les comités d’entreprise, par exemple. En région parisienne, nous avons déjà été approchés par des Amap et des associations de quartier. Ce qui est essentiel pour nous aujourd’hui, c’est que notre système logistique est validé. »
Concrètement, comme l’an passé, Daniel Sauvaget se donne encore trois à quatre ans pour atteindre un point d’équilibre. Le chiffre d’affaires n’a pas atteint 1 million d’euros sur le premier exercice (contre 1,8 million prévu, cap qui devrait être dépassé lors du second exercice). Du côté des producteurs, l’engagement dans la démarche a pour objectif de diversifier les circuits de distribution (c’est le cas de Keroler avec les fondants au chocolat) mais aussi de créer un lien direct avec le consommateur. « Ecomiam nous permet de valoriser notre travail et notre savoir-faire », explique ainsi Jean-Pierre Garion, président du groupement des Monts d’Arrée (volaille). Ecomiam représente actuellement moins de 3 % des débouchés du groupement, mais il se prend à rêver que cela puisse aller jusqu’à 10 %.

(1) Exemple : Le colis de 4,32 kg de bœuf est vendu à 25,50 euros TTC, dont 49,71 % pour le producteur, 31,49 % pour le transformateur et 13,58 % pour Ecomiam.

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