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Poissons Première baisse des achats depuis cinq ans

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Dans un contexte de recul des volumes et de hausses de la valeur des achats alimentaires des ménages, la consommation de poissons s’est légèrement déplacée depuis 2008 au détriment du poisson frais et surgelé et au profit des conserves, si l’on en croit une étude publiée de TNS Sofres pour FranceAgriMer. Toutefois, les acheteurs restent relativement fidèles au poisson : si les actes d’achats et les quantités reculent, le nombre d’acheteurs augmente. Ils ont su profiter de la présence accrue de certaines espèces et se sont montrés sensibles aux efforts de prix faits sur certaines catégories, comme le cabillaud et les crustacés.

Les Français ont mangé un peu moins de poissons, coquillages et crustacés, entre mai 2008 et avril 2009, qu’à la même période 2007/2008, selon une étude effectuée par TNS Sofres pour FranceAgriMer. Les achats sont en baisse de 0,4% en valeur (-1,8% en volume) pour la première fois depuis cinq ans.
Ce repli en valeur est principalement dû aux produits frais (- 4,5 %). De même, les volumes accusent un repli de 1,8 %, surtout pour les surgelés (- 3, 3 %) et le frais (- 2,6 %). Les commerces de proximité sont les plus touchés, avec 65 % des pertes de volume du poisson frais.
Quelques baisses de prix favorables
Si les poissons frais gagnent des acheteurs et atteignent leur plus haut niveau avec 80 % de foyers acheteurs, ce segment est pénalisé par une baisse de fréquence d’achat (12 déplacements contre 14 en 2005) et par un recul du niveau moyen d’achat (12 kg contre 14 kg en 2005). Cependant, avec la baisse de prix, certains produits frais ont tiré leur épingle du jeu. C’est le cas notamment des coquillages, des moules, des crustacés, des coquilles Saint-Jacques, mais également du cabillaud (+ 450 000 foyers), du merlu et du saumon pour ne citer que les espèces les plus représentatives en termes de volume. Mais ces progressions ne rattrapent pas les pertes des autres poissons. Toutefois, en 2008-2009, les apports importants en cabillaud ont permis à ce produit de bénéficier de transferts d’achats en provenance d’autres espèces comme le panga, produit pourtant moins cher mais moins présent dans les étals.
Le surgelé plus cher
Le poisson préemballé poursuit sa croissance (+ 1 point en volume, + 0,5 point en valeur). Les familles avec enfants de moins de 18 ans – soit 24 % des foyers français – maintiennent leurs achats de poissons frais et se tournent également de plus en plus vers le traiteur. Ces familles sont de gros acheteurs de panés surgelés (33 % de leurs achats) et de surimi (42 % de leurs achats de traiteurs).
Fait marquant sur cette période, le poisson frais (8,9 €/kg) est en moyenne moins cher que le surgelé (9,1 €/kg). Certaines espèces sont même devenues plus chères en surgelé (cabillaud, saumon et merlu) qu’en frais. Ce qui expliquerait, qu’après des gains de volume l’an dernier, les produits surgelés (- 3,3 %) réalisent les plus forts replis en ménages acheteurs (- 150 000 foyers). Les plats cuisinés déclinent également. Pour les surgelés, seul le circuit hard discount affiche des évolutions positives.
Regain des conserves
Les conserves sont en perte de vitesse en volume depuis 2005, mais la fin de l’année 2008 et le début 2009 laissent entrevoir une reprise de ce segment. Même si les prix ont augmenté pour les conserves, ces dernières restent le produit poisson le moins onéreux.
Sur les produits traiteurs, on observe des pertes d’acheteurs qui s’accompagnent d’une baisse du niveau d’achat sur les entrées et les plats cuisinés. Les autres segments sont stables en volume.
Seuls les poissons fumés continuent de recruter des ménages acheteurs.

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