Abonné

Premières demandes d’aide au stockage privé du porc, la moitié en Espagne et Allemagne

- - 2 min

Les demandes d’aide au stockage privé de la viande porcine ont porté dans l’UE sur 46 430 tonnes, dont 53,3 % de jambons désossés et 11,3 % de lard, au cours de la première semaine d’application de ce régime mis en œuvre le 4 janvier (1). En volume, elles ont été déposées à concurrence de 25,8 % en Espagne, 23 % en Allemagne, 13,9 % aux Pays-Bas, 12,7 % au Danemark, 5,9 % en Italie, 4,5 % en Pologne, 2,5 % en France, 2,2 % en Roumanie, 1,5 % en Belgique. Ces demandes de conclusion de contrats visent pour 63,1 % d’entre elles une période de stockage de 90 jours, pour 8,1 % 120 jours et pour 28,8 % 150 jours.

Les États membres doivent notifier les demandes de contrats à la Commission européenne deux fois par semaine, le lundi et le jeudi. L’aide est supérieure de 20 % à celle fixée lors du précédent régime de stockage privé instauré début mars 2015 et clôturé fin avril (2). Celui-ci avait permis de retirer temporairement du marché, dans 18 États membres, quelque 65 000 tonnes de porc constituées pour près de 63 % de jambons désossés. 24 % des demandes d’aide cumulées provenaient, en volume, du Danemark, 21,6 % de l’Espagne, 12,5 % de l’Allemagne, 12 % de la Pologne, 8,5 % de l’Italie, 5,8 % des Pays-Bas, 4,5 % de la France, 3 % de la Belgique.

(1) Voir n° 3528 du 11/01/16

(2) Voir n° 3495 du 04/05/15

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

(3) Voir n° 3510 du 07/09/15

Belgique : coup de pouce de la chaîne alimentaire aux éleveurs

La Concertation de la chaîne agroalimentaire, qui regroupe en Belgique les représentants de l’industrie, du commerce, des agriculteurs et des fabricants d’aliments composés pour animaux, est parvenue à débloquer un préfinancement d’au moins 7,5 Mio €, condition pour constituer, sur une base volontaire, un fonds destiné à apporter un soutien d’urgence aux producteurs de porc. L’objectif est de réunir 15 millions € sur la base d’un prélèvement de 0,15 € par kg de viande fraîche commercialisé.

Cette initiative, convenue fin août dernier dans le contexte de la crise de l’élevage (3), ne pourra toutefois être mise en œuvre qu’après le feu vert des autorités européennes de la concurrence.