Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, l’avait annoncé le 22 août : en cas de situation ultime, l’armée aiderait au transport de fourrage. C’est chose faite. Deux convois militaires ont été organisés en direction de la Saône-et-Loire et de la Côte-d’Or au cours de la semaine du 8 septembre.
Le ministère de la Défense a annoncé le 8 septembre « la participation des armées à une mission transport de fourrage ». Dès le 9 septembre, 30 camions d’une contenance de 12 tonnes ont été mobilisés pour un chargement dans l’Aisne et un déchargement en Saône-et-Loire. Le même jour, c’est la Côte-d’Or qui apprenait qu’elle bénéficierait d’un convoi de 450 tonnes. Cette opération, qualifiée de « ponctuelle » par le ministère de la Défense, devait démontrer son efficacité pour qu’elle soit réitérée dans les semaines prochaines. « Nous intervenons en complément d’une carence de transport et sur la demande du ministère de l’Agriculture », a indiqué l’Etat Major des armées. Les opérations sont décidées à un niveau local. C’est le préfet de région avec la coopération des OPA locales qui mobilise l’armée après constat d’une carence de transporteurs privés.
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Encore de la paille sur le carreau
Reste qu’en tout 200 000 tonnes de fourrage doivent encore être acheminées vers les départements d’élevage, a indiqué la FNSEA. Le syndicat plaide en faveur de la conjugaison de tous types de transport face à l’urgence de la situation. La qualité de la paille risque en effet de se dégrader avec l’arrivée des pluies. La FNSEA a proposé de réquisitionner des camions appartenant aux transporteurs privés au cours de la cellule sécheresse du ministère de l’Agriculture le 8 septembre. Par ailleurs, les professionnels constataient une montée en puissance du nombre de trains affretés par la SNCF. Sept rames ont été programmées au cours de la semaine dernière et trois rames devraient l’être dans les semaines à venir. Reste à règler la question du coût. Le prix d’un transport ferroviaire est en effet supérieur de 15 euros/tonne à un transport routier.