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UE-Russie Premiers pas négatifs des inspecteurs russes en Pologne

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« Aucun progrès » n’a été réalisé par la Pologne pour résoudre le différend qui l’oppose à la Russie sur les échanges de denrées alimentaires, ont estimé les autorités sanitaires russes, le 6 février, au lendemain de l’arrivée sur le territoire polonais d’inspecteurs dépêchés par Moscou.

Alors que les inspecteurs sanitaires russes ont entamé, le 5 février, leur tournée d’inspection en Pologne afin de vérifier l’état sanitaire des établissements agroalimentaires de ce pays, Moscou a estimé qu’« il n’y a eu aucun progrès côté polonais pour résoudre les violations douanières (…) et apaiser (les) inquiétudes». « La balle est dans le camp polonais : il s’agit de vérifier la qualité des produits qui transitent par la Pologne. Seule la Pologne peut résoudre ce problème », a insisté le représentant spécial du président russe pour les relations avec l’UE, Sergueï Iastrjembski, le 6 février.

Moscou impose depuis novembre 2005 un embargo sur les produits alimentaires polonais, invoquant des défaillances graves dans les contrôles vétérinaires et phytosanitaires des produits importés et réexportés par ce pays. De son côté, Varsovie conteste ces accusations et juge l’embargo « politique ». De plus, la Pologne estime qu’il ne s’agit pas d’un simple différend bilatéral avec la Russie, mais qu’il concerne l’ensemble de ses partenaires européens. Depuis le mois de janvier, les services du commissaire européen chargé de la santé, Markos Kyprianou, tentent de donner des gages sur la compétence et la bonne volonté des services polonais de contrôle sanitaire. Des arguments rejetés par Moscou qui, depuis plusieurs mois, fait tout pour écarter Bruxelles de ce conflit.

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Quoi qu’il en soit, la présidence allemande de l’UE entend bien résoudre cette question rapidement. D’autant plus qu’elle empêche, depuis plusieurs semaines maintenant, l’ouverture des négociations d’un vaste accord de partenariat économique entre l’Europe et la Russie, la Pologne ayant mis son veto au lancement de ces pourparlers tant que l’embargo sur ses denrées alimentaires sera maintenu par Moscou.