Le premier rapport de l’Observatoire de la qualité de l’alimentation (Oqali) publie des résultats sur l’évolution de l’offre des industriels et sur le contenu nutritionnel des produiits, ceci pour trois premiers secteurs, les céréales pour petit-déjeuner, les biscuits et gâteaux et les ultra-frais laitiers. Ayant ainsi affiné ses méthodes et démarré avec l’aide des professionnels une vaste base de données, l’Oqali fait part aussi de ses priorités pour analyser des secteurs supplémentaires à l’avenir.
L’Observatoire de la qualité de l’alimentation (Oqali) vient de publier son premier rapport d’activité un an après sa mise en place par les ministères chargés de l’Agriculture, de la Santé et de la Consommation Le rapport d’activité 2008 et les études des différents secteurs suivis sont consultables que le site internet www.oqali.fr. Chargé de suivre l’action des industriels de l’agroalimentaire pour mettre sur le marché des produits allant dans le sens des recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS), l’Oqali s’est penché pour commencer sur trois secteurs: les céréales pour le petit-déjeuner, les biscuits et gâteaux industriels et les produits laitiers ultra-frais (yaourts, crème,...). En 2009, il finalisera le suivi du secteur charcuterie et poursuivra celui des fruits transformés. Des discussions sont en cours avec les secteurs jus/nectars, boissons rafraîchissantes sans alcool et plats composés (frais et surgelés). A l’avenir, des secteurs supplémentaires feront partie des priorités : panification, pizzas/quiches/pâtisseries salées, fromages, sandwichs, viennoiseries, sucreries et dérivés, produits chocolatés.
Relier les données nutritionnelles et socio-économiques
La première année de vie de l’Observatoire a été consacrée à la mise en place de la base de données, à la poursuite du partenariat avec les professionnels, à la réalisation d’outils de communication et au développement des premiers indicateurs de suivi, intégrant les données nutritionnelles et socio-économiques.
Le suivi de l’offre alimentaire distingue les segments de marché (produits de marques nationales, produits de marques de distributeurs, produits de hard discount) et les gammes de prix (entrée de gamme, coeur de marché, haut de gamme). En ce qui concerne la composition nutritionnelle, l’Oqali se concentre sur l’étiquetage nutritionnel des denrées alimentaires.
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Peu d’écarts de l’entrée au haut de gamme
Parmi ses principaux résultats, l’Oqali a notamment relevé que le «premier prix» n’était pas synonyme de moindre qualité. Les différences dans la composition nutritionnelle «ne sont pas systématiques» entre des produits de marque nationale, marque de distributeurs, et hard discount, selon l’Observatoire. En revanche, elles sont plus marquées entre les familles de produits. Par exemple, les céréales fourrées se distinguent par de fortes teneurs en lipides et en sucres alors que les céréales ligne et forme ont de faibles teneurs en lipides et en fibres.
L’information nutritionnelle est aussi « moins complète » sur les produits «premiers prix» que sur le reste de la gamme, a relevé l’Oqali. Cette information n’est pas encore obligatoire mais elle est déjà présente sur 80% des produits, précise l’Observatoire, et des discussions sont en cours sur un prochain règlement européen concernant l’information au consommateur.