Abonné
L’Observatoire des prix et des marges qui a été mis en place fin 2008 pour étudier la formation des prix et évaluer notamment les marges réalisées par la grande distribution vient de publier ses premiers résultats sur le jambon et le viande de porc. Avec cette étude rétrospective sur la période 2001-2007, les pouvoirs publics tentent d’éclairer le débat soulevé par le monde agricole déplorant le manque de transparence des prix pratiqués par les grandes surfaces.
Sur 10 euros dépensés par le consommateur pour acheter du jambon blanc en libre service ou à la coupe, 4,40 euros reviennent au distributeur sous forme de marge brute et 1,67 euro va au producteur, selon cette étude diffusée sur le site de la DGCCRF. Toujours sur ces 10 euros, 49 centimes reviennent à l’abatteur-découpeur et 2,91 euros à l’industriel charcutier-salaisonnier. Enfin, 52 centimes repartent vers l’Etat sous forme de TVA. Tous les professionnels de la filière doivent ensuite payer leurs charges avec les sommes perçues. Après la hausse de 2001-2002, les marges de la distribution sur le jambon ont décru «nettement» avant de se relever en 2007, souligne l’Observatoire.
L’étude porte également sur les produits frais du porc. En moyenne sur les douze derniers mois, sur 10 euros dépensés par le consommateur pour acheter du rôti ou des côtes de porc, 3,55 euros reviennent à l’éleveur, 1,09 euro à l’abatteur-découpeur et 3,51 euros au détaillant et le solde (1,85 euro) revient en grande partie à l’Etat sous forme de TVA.
L’observatoire va désormais se pencher sur les prix du lait, puis en septembre sur les fruits et légumes.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre