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Edito Prendre le train

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Pas d’industrie compétitive sans un bon niveau de recherche. Pour l’industrie alimentaire, c’est un peu la quadrature du cercle étant donné la faiblesse de ses marges : une part notable de son chiffre d’affaires est nécessairement investie dans la qualité et la sécurité et plus encore dans le marketing. La R&D en occupe à peine 0,5%, aussi bien en France qu’en Europe, cela n’est pas à la hauteur des enjeux et risque de laisser le monopole de l’innovation et donc des gains de parts de marché aux firmes américaines ou japonaises.

D’où la nécessité de mutualiser les efforts via la recherche collective et de mieux orienter et diffuser les travaux de la recherche publique. L’Etat et l’Union européenne en sont conscients et ont mis récemment en place des outils et des concours financiers que l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur taille, n’ont plus qu’à savoir utiliser.

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C’est pourquoi l’ANIA a décidé de mettre en route un comité Recherche & Développement qui n’a plus de temps à perdre pour prendre les trains qui sont en marche depuis deux ans. L’homme à qui est confiée cette tâche, Yves Bayon de Noyer, est bien placé pour actionner et orchestrer au mieux les réseaux : patron de PME et ancien animateur des ARIA, président de l’association qui coordonne les centres techniques l’ACTIA, et nommé dès le départ à la tête du comité de pilotage du premier Programme de recherche sur l’alimentation mis en place par l’ANR. Il est vital en effet de présenter un front uni et de piloter tous ceux qui risqueraient de s’y perdre dans les méandres des soutiens publics au moment où ceux-ci ont été passablement regonflés.