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Climat Préparation d’un accord post-Kyoto à Varsovie

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Du 11 au 22 novembre, se tient à Varsovie la 19e conférence internationale sur le climat qui doit permettre de faire avancer les négociations pour qu’un accord sur l’après-2020 soit trouvé en 2015 à Paris. L’Union européenne s’y présente en « bon élève » mais a bien du mal à convaincre les deux principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre, la Chine et les Etats-Unis, de la suivre.

La 19e conférence des Nations unies sur la lutte contre le changement climatique, la COP 19, a débuté le 11 novembre à Varsovie. Objectif à l’issue des 15 jours de réunion : se mettre sur les bons rails pour parvenir, en 2015 à Paris, à un accord international juridiquement contraignant qui entrerait en vigueur en 2020.
La Commission européenne a proposé le 6 novembre de ratifier officiellement la deuxième période d’engagement (2013-2020) du protocole de Kyoto qui prévoit une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport au niveau de 1990. Selon les prévision de Bruxelles, l’UE ira au-delà de cet objectif (une réduction de 24-25% est attendue). La Commission souhaiterait que l’Union, les États membres et l’Islande qui s’est jointe au processus aient achevé leurs ratifications d’ici février 2015. L’UE veut ainsi se présenter à Varsovie avec une preuve tangible qu’elle fait des efforts.
 
L’UE « bon élève »
Mais elle est quasiment la seule grande puissance économique à prendre ce type d’engagement. Et, jusqu’à présent, elle n’a pas vraiment réussi à assurer un rôle de leader dans les négociations climatiques. Son objectif à Varsovie sera notamment d’entraîner les pays en développement, qui l’ont soutenue par le passé, dans une alliance en faveur d’un accord ambitieux, pour dialoguer efficacement avec les deux principaux pays émetteurs que sont la Chine et les Etats-Unis.
Une tâche qui sera loin d’être évidente notamment du côté américain. Le département d’État américain, qui vient de publier un premier bilan de ses actions liées au réchauffement climatique en 2014, estime que les États-Unis ne sont pas sur la bonne voie pour respecter l’engagement pris à Copenhague de réduire les émissions de GES de 17% par rapport au niveau de 2005 d’ici à 2020. Même si cela reste encore possible, ils en sont, pour l’instant, très loin : les projections estiment à -5,3% la réduction des émissions américaines de GES entre 2005 et 2020. Et si le président américain a fait preuve d’ouverture dans le domaine, son Congrès se montre beaucoup plus réticent.

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