La Commission européenne a adopté le 29 novembre deux plans destinés à améliorer la capacité de l’UE à faire face aux grandes crises sanitaires internationales en général (y compris les attaques bioterroristes) et à la menace de pandémie humaine liée à la grippe aviaire en particulier (2). L’objectif est de « renforcer la préparation au sein de l’UE pour réagir de manière coordonnée en cas d’urgence et prendre les mesures sanitaires appropriées », a expliqué devant la presse le commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs, Markos Kyprianou.
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La publication de ces deux communications intervient quelques jours après un exercice de simulation destiné à tester l’efficacité de la réaction de l’UE en cas de pandémie liée à une mutation du virus H5N1 de la grippe aviaire, qui sévit actuellement principalement en Asie. Cet exercice, qui s’est tenu les 23 et 24 novembre, a impliqué les autorités des 25 États membres, le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC), la Commission et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il était destiné à « identifier les faiblesses pour pouvoir les corriger », selon les propos de M. Kyprianou. Le commissaire s’est refusé à distribuer bons et mauvais points à ce stade, indiquant qu’un rapport complet ne serait publié qu’en février 2006, une fois toutes les retombées des États membres analysées. Il a toutefois évoqué un certain nombre de questions critiques qui devraient selon lui faire l’objet d’une réflexion dès maintenant: multiplicité des centres d’information et de décision, problèmes de coordination entre États membres, décisions politiques difficiles à prendre, gestion de la nécessaire information du public tout en maîtrisant les pressions médiatiques, absence de stock « européen » de vaccins et d’anti-viraux. En revanche, a-t-il souligné, tous les États membres disposent dorénavant de plans nationaux de lutte contre une pandémie humaine de grippe aviaire, ce qui est déjà un grand progrès par rapport à la situation d’il y a encore quelques mois.