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Aéroport Près de 900 ha de surfaces agricoles perdus dans le projet « d’Ayraultport »

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La construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes aura des conséquences directes sur le monde agricole : près de 900 hectares seront perdus. C’est l’une des conclusions du rapport rendu le 9 avril par la Commission de dialogue mise en place en novembre dernier par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Pour la Confédération paysanne, le rapport ne remet cependant pas en cause le projet.

«La perte nette de surfaces agricoles utilisées est d’environ 865 hectares », selon le rapport rendu le 9 avril par la Commission de dialogue mise en place en novembre dernier par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Le nombre d’exploitations affectées, lui, est de 40. Pour les experts qui ont réalisé l’étude d’impact, les niveaux d’affectation sont de trois types : « subissant un déséquilibre grave » pour 13 exploitations, « sans déséquilibre mais perte de surfaces supérieure à 10% » pour 9 exploitations et « perte de surface inférieure à 10% » pour 18 d’entre elles. Dans les conclusions du rapport, on lit que la perte de production induite par le projet rapportée à la production de la Communauté de communes d’Erdre et de Gesvres, est
« significative mais reste modeste (de l’ordre de 2,3% du cheptel de vaches laitières et 7% du cheptel de vaches nourrices ».
Un certain nombre de recommandations sont proposées pour atténuer les incidences du projet sur l’agriculture. Il s’agit par exemple de modifier le projet sur le volet parking ce qui permettrait de gagner de 8 à 17 hectares. « Néanmoins, seul un gain de 8 hectares environ paraît accessible sans modification de l’économie globale du projet ». Les experts assurent aussi qu’il devrait être possible de mobiliser à nouveau 150 hectares de friches d’ici à 2015, soit pour une remise en cultures, soit pour y implanter des mesures compensatoires. Ces recommandations économiques accompagnent un autre bilan d’impact réalisé dans le même rapport : « L’éviction d’une exploitation ayant une origine familiale ancienne et fruit du travail de plusieurs décennies constitue un choc psychologique et affectif important ». Pour la Confédération paysanne, le rapport « ne remet pas en cause le projet et n’apporte que des précisions techniques complémentaires ». Clairement insatisfait, le syndicat appelle à « un nouvel élan de résistance » : le 11 mai pour la Chaîne humaine et les 3 et 4 août pour le grand rassemblement des opposants à « ce projet insensé ».

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