Abonné

Présidence d’Interfel : les programmes des deux candidats

- - 3 min

La filière fruits et légumes élira, le 24 septembre, un nouveau président pour son interprofession. Agra Presse a demandé aux deux candidats en lice comment ils envisageraient leur mandature, en cas de victoire.

Situation relativement inédite pour l’interprofession fruits et légumes : deux candidats sont sur les rangs pour l’élection de son nouveau président, qui succédera à Laurent Grandin. D’un côté l’endivier Jean-Michel Delannoy, ancien président de Felcoop (coopératives), et de l’autre Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP (pomme/poire). Quelle serait leur action en cas de victoire ? Nous avons interrogé les deux professionnels.

L’ancien président de Felcoop entend accompagner le travail accompli dans l’interprofession tout en initiant la création de plusieurs « outils d’aide à la décision » pour le collectif. Il préconise la création d’une nouvelle commission au sein d’Interfel, dédiée génériquement au prix et à la rémunération du producteur, « un chaînon manquant à l’heure actuelle ». D’une manière générale, il est partisan du renforcement des commissions de l’interprofession en trouvant des fondS additionnels (abondement de l’État au même niveau que la CVO par exemple). Il prône aussi la création d’une certification portée par Interfel, « qui pourrait être prioritaire sur la kyrielle de certifications existantes car l’interprofession est représentative de la majorité de la consommation de fruits et légumes en France ». Jean-Michel Delannoy voudrait aussi compléter le réseau des centres techniques (spécifiquement au nord de Paris). Enfin, « dans une période de turbulence et de pénurie, il s’agira aussi de faire preuve de sobriété et de rigueur », conclut-il.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Programme ou « vision »

Daniel Sauvaitre évoque plutôt une « vision » : « Le président d’Interfel a un pouvoir d’initiatives et de propositions, de déceler les problèmes et de veiller à ce que le débat demeure productif », explique-t-il. Le renforcement de la production d’accords interprofessionnels participe selon lui à ce travail collectif : « Il y a une impatience des opérateurs sur certains sujets, celui de l’accumulation des cahiers des charges par exemple. Cet outil, qui va au-delà de la réglementation nationale, a prouvé son utilité » ; et de rappeler le succès de l’accord sur le calibrage des pommes et poires. Dans le cadre du Plan de souveraineté, il entend aussi être « à l’écoute des territoires » et de l’ensemble des métiers de la filière « afin que l’agenda soit porté par les professionnels et non par l’État. L’équilibre entre le déploiement des actions nationales dans les régions et le retour de celles-ci est important ». Cette « pédagogie du réel » s’appuierait sur le travail des comités régionaux d’Interfel. Il plaide pour un CTIFL (Centre technique interprofessionnel) qui soit « une force de solutions en phase avec les besoins des entreprises face à la compétition internationale ».

Delannoy veut la création d’une certification portée par Interfel