Dans un communiqué du 3 mars, l’application anti-gaspillage Too Good to Go annonce la création du « collectif de l’alimentation durable pour tous » réunissant dix acteurs de l’alimentaire (1), pour porter dix propositions de réformes auprès des candidats à l’élection présidentielle. À l’initiative de la démarche, Too Good to Go propose de généraliser l’apposition d’une mention complémentaire après la date de consommation « qui indique que le produit reste consommable après la date de durabilité minimale », pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Les Banques alimentaires, associées au collectif, appellent aussi à « mettre en place davantage de contrôles de l’interdiction de jeter » dans la grande distribution. Afin d’encourager la consommation de produits bio, le collectif demande des « chèques alimentation bio de 100 € par mois et par foyer pour les ménages en situation de précarité alimentaire ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Il propose également d’« exonérer de TVA » les produits commercialisés en vente directe ou en circuits courts pour « rendre leurs prix plus accessibles pour les consommateurs ». Autre objectif, porté par la marque C’est qui l’patron : offrir aux producteurs « une plus juste rémunération » en impliquant les consommateurs dans les négociations commerciales. Sur la santé, l’application nutritionnelle Yuka demande l’interdiction des additifs nitrités dans les produits de charcuterie. Enfin, deux propositions visent à plus de transparence sur l’impact environnemental des produits : comptabiliser les « externalités négatives » des entreprises de l’agroalimentaire et rendre obligatoire l’affichage de l’empreinte environnementale des plats en restauration collective, tout en fixant un objectif de 50 % de produits bio d’ici 2030.