Application d’Egalim 2, réforme de la gestion des risques et réciprocité des normes. Dans un communiqué du 28 mars, la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA) appelle les candidats à la présidentielle à se saisir de ces « chantiers prioritaires pour enrayer la baisse spectaculaire de production de viande bovine ». Instaurée par la loi Egalim 2 du 18 octobre 2021, la contractualisation obligatoire « se déploie beaucoup trop lentement », déplore le syndicat, exhortant l’État à « jouer son rôle de gendarme ». Côté gestion des risques, la FNB rappelle ses exigences pour les textes d’application de la loi parue le 2 mars : « déclenchement de l’assurance dès 20 % de pertes », « prise en charge du coût de l’assurance par l’État à hauteur de 70 % », et « relais par la solidarité nationale dès 30 % de pertes ». Enfin, les éleveurs de bovins viande demandent la mise en place de mesures miroirs dans la « réglementation sectorielle européenne » sur la viande bovine, ainsi que de clauses miroirs « systématiques » dans les accords de libre-échange. La France perd « 2 000 éleveurs par an depuis dix ans » et « 650 000 vaches en cinq ans », rappelle la FNB, « voilà des chiffres qui devraient inquiéter les candidats. »
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