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Budget 2010 Pression du Parlement européen pour un fonds laitier

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La commission des budgets du Parlement européen est favorable au renforcement des mesures prévues sur l’exercice 2010 pour faire face à la crise du lait. Elle préconise une réserve de 300 millions d’euros pour un fonds de restructuration du secteur.

La commission des budgets du Parlement européen devait adopter le 8 octobre ses résolutions sur le budget communautaire 2010 qui seront soumises à l’approbation de l’assemblée plénière pour une première lecture lors de la session du 19 au 22 octobre à Strasbourg. Elle propose notamment de mettre en réserve 300 millions d’euros pour un fonds de restructuration du secteur laitier, montant jugé plus réaliste que les 600 millions envisagés dans un premier temps. Les différentes dispositions prévues dans le projet de budget 2010 de l’UE pour faire face à la crise du lait devraient porter sur le soutien spécifique à ce secteur à 931 millions d’euros, selon la commission parlementaire.

Prolongation de l’intervention : moins cher que prévu
La Commission européenne a revu à la baisse le coût, pour le budget communautaire, de sa proposition de juillet dernier visant à prolonger jusqu’au 28 février 2010 la période d’intervention publique en cours pour le beurre et le lait écrémé en poudre au moyen d’une procédure d’adjudication, et aussi à prolonger, également par une procédure d’adjudication, la période d’intervention 2010/2011 si la situation du marché l’exige. Selon elle, le coût global de cette mesure sur les exercices 2010, 2011 et 2012 sera de 10,6 millions d’euros, contre 26,9 millions prévus initialement, dont 5,6 millions d’euros pour le beurre (contre 12,5 millions) et 5 millions pour la poudre de lait (contre 14,4). Par exercice budgétaire, la dépense serait de 3,7 millions d’euros en 2010 (contre 9,2 millions prévus initialement), 5,2 millions en 2011 (contre 13,5) et 1,7 million en 2012 (contre 4,2). Cette révision à la baisse, qui reste basée sur les mêmes quantités achetées que celles estimées en juillet, s’explique par une forte réduction du taux d’intérêt retenu par Bruxelles pour ses calculs.

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