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Sucre Pressions pour le maintien des quotas au-delà de 2015

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Plusieurs Etats membres ont demandé, lors de la réunion du 14 novembre à Bruxelles des ministres de l’agriculture de l’UE, le maintien des dispositions actuelles pour le sucre, et donc des quotas de production jusqu’à 2020, alors que la Commission européenne propose de les abolir en 2015 dans le cadre de la réforme de la Pac. Des représentants des betteraviers européens ont aussi plaidé pour une telle prorogation auprès de la présidence polonaise du Conseil des Vingt-sept.

Formulée par la Hongrie avec le soutien de la France, la Lituanie, l’Autriche et la Roumanie lors du Conseil agricole de l’UE, le 14 novembre, une demande de maintien, « au moins jusqu’à 2020 » et « dans sa forme actuelle », du régime applicable au secteur du sucre, et donc des quotas de production que la Commission européenne propose de supprimer en 2015, a également reçu l’appui de l’Espagne et de la Finlande.
Ces pays ont notamment fait valoir que les stocks mondiaux de sucre sont tombés à leur plus bas niveau en vingt ans lors de la campagne 2010-11, ce qui a conduit à l'augmentation des prix et à des prix du marché plus volatils.
L’Allemagne a déclaré ne pas pouvoir accepter une échéance aussi éloignée que 2020, mais pourrait donner son accord à une prorogation moins longue. Le Royaume-Uni, la Suède et l’Irlande s’y sont en revanche opposés.
Pour sa part, Dacian Ciolos a affirmé que « l’UE ne peut pas garder le système des quotas », l’accord politique de 2006 sur la réforme du secteur prévoyant de rendre celui-ci plus compétitif. Le commissaire à l’agriculture a toutefois admis que la date exacte de l’abolition des quotas sera sujette à négociation dans le cadre de la réforme de la Pac.

Démarche des betteraviers à Bruxelles

Le même jour, une délégation de la Confédération internationale des betteraviers européens (Cibe) a rencontré à Bruxelles le ministre polonais de l’agriculture, Marek Sawicki, président en exercice du Conseil de l’UE, et lui a présenté les propositions des planteurs pour l’après-2015, qui prévoient notamment la prorogation des dispositions pour le sucre, y compris les quotas, « au moins jusqu’à 2020 » (1).
« Nous continuerons à travailler pour que le Conseil prenne totalement en compte notre position au cours de la procédure législative des prochains mois », a souligné le président de la Cibe, Jorn Dalby. De son côté, Eric Lainé, vice-président de la Cibe et président des betteraviers français, a notamment expliqué qu’un prolongement du régime actuel du sucre est nécessaire jusqu’à 2020 pour améliorer la compétitivité du secteur, face au Brésil. « Nous avons besoin de temps », a-t-il insisté.

(1) Voir n° 3324 du 14/11/11

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