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UE/Mercosur Pressions pour relancer les négociations commerciales avec le Mercosur

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Les Européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, ont mis à profit les sommets entre l’UE et le Brésil, et entre l’UE, et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, fin janvier, pour exercer des pressions en vue d’un déblocage des négociations pour un accord de libre-échange entre l’Union et le Mercosur. Un accord qui inquiète le secteur agricole européen. « Un énorme effort a été fait pour donner un nouvel élan aux discussions », a confirmé le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht.

«Ce n’est pas un secret que l’Europe voudrait maintenant plus de progrès » dans les négociations entre l’UE et le Mercosur, a déclaré Karel De Gucht lors du sommet UE/Celac (Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes) qui s’est tenu les 26 et 27 janvier à Santiago (Chili).
« Sur la question essentielle de l’accès aux marchés, nous n’en sommes pas encore aux choses sérieuses », a regretté le commissaire européen au commerce.
Le Marché commun du cône sud-américain regroupe l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay ainsi que le Venezuela qui l’a rejoint récemment. Le Paraguay en a été suspendu fin juin dernier après la destitution du président Fernando Lugo.

En attendant les offres d’accès au marché

La déclaration conjointe publiée le 24 janvier à Brasilia à l’issue du sommet UE/Brésil salue les « progrès » déjà réalisés dans la « partie normative » des négociations entre l’Union et le Mercosur, tout en soulignant la nécessité, maintenant, de discuter de « l’accès préférentiel aux marchés respectifs, y compris l’échange d’offres d’accès au marché ».
Devant la presse, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a estimé que le sommet UE/Brésil avait « exprimé la ferme volonté politique d’atteindre un accord » entre l’UE et le Mercosur, « en tenant compte bien entendu des sensibilités et des intérêts de chacun ».
Pour sa part, la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a demandé « un progrès de nos offres » respectives pour que les pourparlers puissent avancer. Elle a aussi prévenu qu’il faudrait tenir compte « d’un rééquilibre des relations commerciales » pour mener à bien cet accord UE/Mercosur.
L’UE et le Brésil ont également « convenu de renforcer leur coopération afin de promouvoir la production durable et l’utilisation durable des bioénergies ».
Enfin, les deux parties ont salué la signature, en juin 2012, d’un mémorandum d’accord établissant entre eux un dialogue sur l’agriculture (1) et se sont engagés à « intensifier leurs relations dans le domaine sanitaire et phytosanitaire ».

(1) Voir n° 3357 du 02/07/12

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