Beaucoup a déjà été dit sur le projet de primes aux salariés qui seraient obligatoirement versées par les entreprises distribuant plus de dividendes. Outre les inégalités inhérentes à un tel dispositif, il est curieux de voir le pouvoir politique tenter de résoudre notre problème économique et social par une mesure si conjoncturelle. La question énergétique, notamment posée au monde agricole, montre que notre économie est confrontée à des handicaps structurels avant tout. Notamment celui d’une trop grande dépendance au prix du pétrole. Les moyens des entreprises et le pouvoir d’achat des citoyens se voient rognés, chaque mois, par des coûts énergétiques qui ne sont pas près de baisser. Du coup, l’impact d’une prime de 1 000 euros, soit 80 euros environ par mois sera rapidement annulé par l’inflation pétrolière.
Comment faire en sorte que notre économie soit moins dépendante des prix du pétrole ? Comment peut-on développer des systèmes moins énergivores ou bien des sources d’énergie moins dépendantes d’importations. Voilà le problème qui se pose, dans ce domaine. Cela implique de la recherche, de l’investissement, de la formation. Des investissements, par exemple, sur les biocarburants, le biogaz et toute source renouvelable dès lors que son effet bénéfique sur l’environnement est reconnu. De la formation pour les agriculteurs à la gestion énergétique de leur exploitation. Sur ce sujet, les résultats sont loin d’atteindre les objectifs affichés il y a quelques années. La performance énergétique des exploitations est encore, hélas, un objectif resté à l’état de concept. Cela montre en tout cas à quel point il faut améliorer les structures et la formation plutôt que de distribuer des primes éphémères.
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