Abonné
Le sommet dit « social » qui réunissait ce 18 janvier autour du chef de l’Etat a immanquablement tourné autour de l’emploi préoccupation majeure des Français, selon tous les sondages. Il y a peu de chances qu’une réunion d’un seul jour apporte une solution tant semblent éloignés les propositions et points de vue sur le sujet. D’autant que la réunion va être largement parasitée par des propositions de TVA sociale, mise àcontribution de la CSG, allocations familiales et autre sujets qui font largement polémique. Patronat et syndicats français n’ayant guère, à la différence de leurs homologues allemands ou nordiques, la culture du consensus, il y a peu de chance que des résultats concrets sortent de cette réunion. La proximité de la bataille électorale n’est pas non plus propice à un apaisement des uns et des autres, les motivations du gouvernement n’étant peut –être pas non plus prioritairement de trouver une sortie de crise mais plutôt d’affirmer que le navire est entre de bonnes mains. Concernant l’emploi, on peut en effet s’étonner que le principal syndicat agricole ait été écarté du sommet, devant se contenter d’un entretien avec Nicolas Sarkozy, alors même que le Salon de l’Agriculture consacre sont thème de l’année à l’emploi. De même, l’Ania qui ne fait plus partie du Medef, n’aura pas voix au chapitre, alors que c’est un gisement de 10 000 emplois nouveaux par an. Le moins que l’on puisse dire est que toutes les pistes sont loin d’avoir été explorées.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre