Encore une fois, il est prouvé que la communication est un nerf de la guerre que les agriculteurs utilisent à merveille. Dans la tourmente soulevée par les prix des fruits et légumes, les distributeurs ne se sont guère fait entendre. Dans le rapport de force qui oppose producteurs et transformateurs sur le prix du lait, le silence des industriels se fait pesant. Il est vrai que le cœur des Français penche naturellement du côté du milieu paysan et que celui-ci a su se donner des représentants charismatiques, qui « passent » bien à la télé et sur les ondes des radios. Leurs messages n’en prennent que plus de poids. Rien de tel du côté des entreprises et pourtant, les arguments sont affûtés et les porte-parole prêts à la prendre auprès de qui veut bien les entendre. Question revenus, font-ils valoir, les producteurs ne seront pas à plaindre cette année. Dès lors pourquoi ne pas profiter de cette période d’accalmie pour permettre aux transformateurs de rattraper leur retard de compétitivité par rapport à leurs concurrents européens qui paient le lait moins cher ? En signe de bonne volonté, les industriels pourront peut-être accélérer la nécessaire restructuration du secteur. Gageons en tout cas, qu’à l’occasion de la première réunion interprofessionnelle de la rentrée, qui devait se tenir le 1er septembre, les trois présidents auront renoué le dialogue, et rapporté de nouvelles propositions.

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