Nicolas Sarkozy réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont échoué ? Le ministre de l’Economie et des Finances se fait fort de calmer le jeu dans les relations industrie-commerce avec un arsenal de mesures, qui vise notamment à abaisser le prix des grandes marques. Si les distributeurs ont beau jeu d’accuser leurs fournisseurs de jouer du levier du prix un peu trop facilement, il en est parmi les champions nationaux qui assurent n’en avoir rien fait. Où est la vérité ? Comme d’habitude, elle n’est pas d’un bloc. Mais en admettant que le ministre convainque les uns et les autres de faire valser les étiquettes à la baisse, il n’est pas sûr que les Français réagissent conformément à ses attentes et que les volumes de ventes augmentent pour autant. Réputés fourmis, ils pourront être tentés d’alourdir leur bas de laine, d’autant qu’ils se voient déjà proposer des prix bas dans les magasins de maxidiscompte pour une qualité devenue aujourd’hui tout à fait honorable. Dans son rôle affiché de défenseur des prix bas, Michel-Edouard Leclerc promet, s’il est entendu, de les réduire de 5 %, mais il prêche naturellement pour sa paroisse et non pour ses concurrents. Enfin, comme d’aucuns le laissent entendre, Nicolas Sarkozy privilégierait à une refonte législative la solution d’une circulaire d’interprétation, qui, comme la précédente circulaire Dutreil, n’aurait pas la même valeur que la loi.
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