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En direct de Bruxelles Prix alimentaires : la distribution dans le collimateur

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Chargée en juin dernier par les chefs d’Etat et de gouvernement de trouver des solutions à la crise alimentaire, la Commission européenne tarde à rendre sa copie. Il faut dire que, depuis, les cours des matières premières agricoles se sont brutalement renversés. Bruxelles a préparé malgré tout, mais sans grande inspiration, un texte sur « l’amélioration du fonctionnement de la chaîne alimentaire ». Il faut faire en sorte que les cours des matières premières soient répercutés « sans délais » aux consommateurs, affirme la Commission, surtout quand ils baissent… Afin d’y parvenir, que les prix chutent ou qu’ils grimpent, Bruxelles se réfugie derrière les traditionnels outils du libéralisme, appelant notamment de ses vœux un accord rapide à l’OMC. Seul bémol : les commissaires vont « envisager » des initiatives règlementaires pour limiter la volatilité excessive des prix due à des « positions spéculatives ». Les agriculteurs devront apprendre à vivre avec, précisent-ils quand même. Autre remède avancé, d’ailleurs souvent prescrit mais jamais administré : un contrôle renforcé des pratiques peu transparentes de la grande distribution. La Commission doute que le mécanisme des marges arrière, les accords de gamme passés avec les grands industriels ou encore les marques de distributeurs favorisent la concurrence dans les supermarchés. Elle compte s’y intéresser de plus près. Relancer la guerre des étiquettes entre commerçants est sûrement une bonne nouvelle pour les consommateurs, beaucoup moins pour les agriculteurs qui verront s’accroître encore la pression sur les marges.

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