Invité de l’émission « Questions politiques » sur France Inter le 14 mai, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a esquissé une « trajectoire » en deux temps pour les prix à la consommation : d’abord « une stabilisation », puis une « baisse relative ». Le locataire de la Rue de Varenne prévient cependant que les prix ne reviendront pas à leur niveau d’avant-crise étant donné la hausse des salaires. Alors que le ministère de l’Économie presse les industriels de renégocier leurs tarifs à la baisse avec les distributeurs, le ministre de l’Agriculture temporise. « Nous pouvons comprendre que la décrue soit aussi lente que la montée, assure-t-il, en référence aux renégociations de 2022. Et donc, il faut un peu de temps, mais ça n’empêche évidemment pas que les industriels agroalimentaires puissent, quand c’est avéré, faire des efforts. » Interrogé sur la possibilité que les prix des fruits et légumes augmentent fortement en raison de la sécheresse, Marc Fesneau déclare qu’il est « difficile de le dire à date […], d’autant que nous ne sommes pas les seuls concernés. Les Espagnols sont bien plus concernés que nous. » Il précise que l’État a « une vigilance sur un certain nombre de fruits », citant les pêches et les nectarines.
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