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Prix après vente : « On ne règle pas le problème », selon les producteurs

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Les producteurs de fruits et légumes sont convaincus de l’effet de certaines mesures contenues dans la LMAP, comme l’obligation d’un contrat écrit pour les promotions en dehors des magasins et comme la possibilité donnée à certaines professions d’une même filière de passer des accords sans le consentement de toute la chaîne. « Avec le contrat écrit, nous avons là un vrai garde-fou », indique-t-on notamment dans les deux fédérations sœurs de la FNSEA, celle des producteurs de légumes et celle des producteurs de fruits. Pour les deux fédérations, cet élément nouveau « correspond bien aux discussions du groupe de travail » institué l’été dernier par Bruno Le Maire et Hervé Novelli, secrétaire d’État au Commerce.
En revanche, l’alinéa sur le prix après vente n’est « qu’une tentative d’encadrement », mais sans portée réelle. Le bon de commande n’empêche pas l’acheteur de baisser le prix au producteur comme il l’entend. Pire : cet « engagement faible » amoindrit la contractualisation, qui fait par ailleurs l’objet d’un article dans la loi : le distributeur a les mains libres pour concurrencer sans risques un autre distributeur qui lui a passé un contrat, explique-t-on dans les deux fédérations.
« Je serais tout à fait d’accord pour que le prix après vente disparaisse », avait déclaré Bruno Le Maire le 19 novembre au congrès des maraîchers à Cavaillon.

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