Abonné

Prix de l’énergie : Interfel veut élargir le plafonnement

- - 3 min

Face à la flambée des factures d’énergie, l’interprofession des fruits et légumes demande au gouvernement d’ouvrir le plafonnement des prix de l’électricité aux PME, au même titre que les TPE.

Le président de l’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel), Laurent Grandin, a alerté sur la situation des entreprises « qui passent à travers » les dispositifs d’aides au paiement des factures d’énergie et « ne sont pas assurées de continuer leur activité », lors d’une conférence de presse le 12 janvier. Il appelle le gouvernement à prendre en compte « les spécificités de notre secteur » et demande que les petites entreprises – moins de 50 salariés et 10 M€ de chiffre d’affaires, selon la définition de la Commission européenne – bénéficient du tarif garanti de l’électricité à 280 €/MWh sur l’année, au même titre que les TPE de moins de 10 salariés et 2 M€ de CA. Le dispositif TPE « couvre quelques entreprises » de la filière, explique le président, sans pouvoir chiffrer le nombre de bénéficiaires potentiels. « Une extension aux petites entreprises permettrait de couvrir la majorité des entreprises », précise-t-il.

L’augmentation des coûts de l’énergie affecte particulièrement certaines activités des filières des fruits et légumes frais, comme le maraîchage sous serre chauffée ou le stockage des produits. Face à la flambée de leur facture d’électricité, « beaucoup de producteurs d’endives ont basculé vers les céréales », signale Laurent Grandin. Il souligne la difficulté pour les TPE agricoles à savoir si elles peuvent bénéficier du plafonnement des prix de l’électricité, car le secteur emploie un grand nombre de salariés non permanents.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

électricité
Suivi
Suivre

À lire aussi : Gaz et électricité : ces productions qui craignent l’hiver

La filière parvient tout de même à passer des hausses de prix au consommateur, sans trop souffrir sur les volumes. Après une année marquée par les aléas climatiques, les prix des fruits et légumes frais ont encore augmenté de 6,7 % entre décembre 2021 et novembre 2022, après 5,3 % sur la période précédente (2020-2021), selon des chiffres de l’Insee. Cependant, on constate « quasiment une non-inflation sur les prix des fruits et légumes réellement achetés », relève Laurent Grandin, soit +1 % sur un an selon Kantar. Ce qui montre que les consommateurs ont arbitré leurs achats en jouant sur la diversité de la gamme de produits, des circuits de distribution et des offres présentes. « La hausse des prix n’est jamais homogène » , explique le président. Les consommateurs ont donc fait preuve « d’agilité » en se tournant vers les produits les moins inflationnistes. En volume, les fruits et légumes frais connaissent un recul moins marqué que l’ensemble des produits frais traditionnels. De plus, leur niveau d’inflation est inférieur à celui des autres produits frais, qui ont augmenté de 12,5 % entre novembre 2021 et octobre 2022, selon l’Insee.

Un recul moins marqué que l’ensemble des produits frais