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Prix des engrais : Bruxelles va réexaminer ses droits anti-dumping

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La Commission européenne a lancé une enquête pour déterminer l’impact des droits anti-dumping que l’UE impose de manière définitive depuis 2019 aux importations d’urée et de nitrate d’ammonium en solution originaires de Russie, Trinité-et-Tobago et des États-Unis. « Un premier pas » que les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) saluent dans un communiqué du 19 novembre. Le Copa-Cogeca appelle depuis des mois la Commission européenne à mettre fin à ces droits (allant de 16 à 32 %) qui participent à l’envolée des prix des engrais dans l’UE. Ces barrières douanières « sont devenues un obstacle de taille pour les agriculteurs et les rendent vulnérables à des prix excessifs et à un risque réel de pénuries. Pendant ce temps, les industries européennes productrices d’engrais, qui se trouvent dans une situation de coûts de production et de prix de vente élevés, continuent à dégager des marges excessives », déplore le Copa-Cogeca. Selon ses estimations, depuis le début de l'année, les prix des engrais azotés ont triplé et représentent désormais 55% des coûts des intrants pour les producteurs européens de grandes cultures. Le Copa-Cogeca. exhorte donc la Commission européenne à agir promptement car la « situation est de plus en plus intenable au sein des exploitations ».

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