« Selon les calculs réalisés par l’Ifip (Institut du porc, NDLR), le prix payé breton est le plus élevé d’Europe actuellement », indique le Marché du porc breton (MPB) dans sa note hebdomadaire du 26 septembre. Le cours de référence français était fixé, le même jour, à 2,051 €/kg (+0,2 ct€), poursuivant « sa lente progression au rythme de quelques millièmes chaque semaine depuis un mois ». Comme le détaillent les analystes du MPB, « cette fermeté du prix s’explique par une offre de porc insuffisante pour les besoins actuels (et futurs) de la plupart des abattoirs ».
Toutefois, les hausses de prix « restent contenues », relativise le MPB, en raison des « difficiles répercussions de ces hausses sur le marché de la viande ». Un phénomène qui concerne toute l’Europe. En semaine 38 (du 19 septembre), les cotations sont restées stables chez les principaux producteurs européens, notamment en Allemagne, en Espagne, et au Danemark. Selon le marché de Plérin, « la hausse généralisée des prix dans tous les domaines d’activité et la défense du pouvoir d’achat poussent les entreprises à rechercher la stabilité des prix du porc, voire à les baisser ».
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Du côté des perspectives, les fondamentaux restent inchangés en Europe avec une production en recul. D’après le recensement partiel des cheptels (totaux et reproducteurs) de mai-juin, la France résiste mieux (-2,5 %) que les pays de l’Est et du Nord (Allemagne, Danemark, Belgique et Autriche), qui affichent une baisse moyenne de 7 % en un an. Alors que seule l’Espagne voyait ses effectifs progresser ces derniers mois, sa croissance semble désormais « s’essouffler » (+0,5 % de cheptel total, +0,4 % de cheptel reproducteur). Et le MPB de conclure : « La baisse de la production européenne est donc actée et durable. »