Globalement, sous l'angle strict des apports en calories, la région d'Europe et d'Asie centrale, composée de 53 pays, devrait voir la prévalence de la faim tomber à moins de 1 % d'ici 2050, estime la FAO, qui constate toutefois la persistance de problèmes de nutrition.
Publié le 1er avril, à la veille de la 29e Conférence régionale biennale pour l'Europe, à Bucarest, un rapport de la FAO souligne que « les apports caloriques comme mesure de la sous-alimentation ne sont pas actuellement le principal problème » en Europe et en Asie centrale, même s'il existe des exceptions. En revanche, parmi les 53 pays concernés, nombreux sont ceux qui connaissent un problème de manque d'apports suffisants en micro-nutriments et de qualité de l'alimentation. Des carences souvent plus graves que dans d'autres parties du monde. C'est le cas dans le Caucase et l'Asie centrale.
Dans certains pays, l'alimentation est peu variée, note l'agence des Nations unies. Les plus pauvres tirent 73 % de leurs apports énergétiques journaliers des céréales et seulement 10 % des produits laitiers ou de la viande.
Situation précaire dans plusieurs pays
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Le rapport fait aussi état d'un nombre croissant d'individus en excès pondéral. Près de 48 % des habitants du Caucase et de l'Asie centrale et plus de 50 % des pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants) et de l'Europe du sud-est sont obèses ou en surpoids, selon les critères de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
La FAO remarque par ailleurs que, en dépit de l'accroissement remarquable de leur production agricole ces dernières années, tous les pays dont la situation alimentaire est la plus précaire (Caucase et Asie centrale), à l'exception de l'Ouzbékistan, restent des importateurs nets de produits agricoles. Une dépendance qui les rend plus vulnérables aux fluctuations des cours internationaux. Dans ce pays, les ménages consacrent en moyenne 30 % de leur budget à la nourriture, contre 10 % en Allemagne ou 13 % en République tchèque.