Le parquet de Brest a requis le 30 octobre une relaxe et des peines de trois et quatre mois avec sursis contre sept personnes poursuivies dans le cadre de la destruction l'an dernier du premier portique écotaxe, à Guiclan (Finistère). La décision a été mise en délibéré au 1er décembre. Les prévenus – six hommes, exploitants agricoles, et une femme, salariée agricole – ont été accueillis par des applaudissements à leur sortie du palais de justice où les attendaient des sympathisants qui se sont dispersés dans le calme. Les prévenus avaient été aperçus tenant la bâche noire sous laquelle opéraient ceux qui ont deboulonné et decoupé les piliers du portique écotaxe de Guiclan, en août 2013. Tous ont affirmé qu'ils ne savaient pas ce que faisaient les personnes dissimulées sous la bâche. « Je comprend la colère mais la colère n'est pas une excuse. Ce ne sont pas des lampistes, même s'ils sont poursuivis pour complicité. Une fois de plus, c'est le contribuable qui va payer », a souligné la procureure Isabelle Johanny. L'avocate de l'Etat, partie civile, a rejeté toute idée de « violence légitime ». « Nous sommes là pour enterrer un défunt, l'ecotaxe, qui est morte », a fait valoir de son côté Me Christian Bergot, avocat des prévenus. « Ceux qui comparaissent aujourd'hui ont eu raison trop tôt, ce sont des lampistes. Nous demandons leur relaxe », avait commenté avant l'audience Thierry Merret, porte-parole des Bonnets rouges et président de la FDSEA du Finistère.
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