Le tribunal de commerce d'Agen se prononcera le 28 avril sur le sort de Villeneuve Pet Food (VPF), filiale du n°1 français de l'alimentation pour chiens et chats Continentale Nutrition qui doit être repris par le fonds Alandia, auquel les salariés de VPF sont opposés, a-t-on appris de source syndicale.
Le tribunal a prononcé lors d'une audience mardi matin « la continuation d'activité jusqu'au 28 avril », a indiqué à l'AFP Caroline Maurisot, déléguée syndicale CFDT de cette filiale de 154 salariés, ayant assisté à l'audience.
Le 28 avril, il décidera s'il valide le plan de continuation présenté par le fonds d'investissement Alandia, qui souhaite reprendre l'ensemble des activités de Continentale Nutrition, employant par ailleurs 501 salariés à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Selon la syndicaliste et une source proche du dossier, le tribunal a cependant aussi la possibilité d'opter pour une autre solution en acceptant la cession de la filiale à l'un des deux repreneurs qui se sont manifestés pour Villeneuve Pet Food : le groupe irlandais Cats and Dogs Foods (C&D) et de la société allemande Deuerer, prêts à reprendre uniquement VPF, situé à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne).
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Alandia, spécialisé dans la reprise d'entreprises en difficulté, était le seul prétendant pour la reprise de l'ensemble de Continentale Nutrition et son offre a été validée le 25 mars par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-mer, dans un dossier complexe où les salariés du site de Boulogne et ceux de Villeneuve-sur-Lot semblent s'opposer. La prise de contrôle par Alandia, soutenue par le ministère du Redressement productif, est défendue par les premiers car elle doit permettre de sortir Continentale du redressement judiciaire, même si au passage 140 à 180 emplois seront sacrifiés.
Le directeur et les salariés de Villeneuve Pet Food, rattachée à Continentale Nutrition en 2012, estiment au contraire que c'est une mauvaise solution considérant qu'il n'y a pas de plan industriel et craignant d'être entraînés dans une chute irrémédiable alors que la filiale pourrait être bénéficiaire.
Si Villeneuve n'allait pas à Alandia, « Continentale n'a plus d'avenir », avait prévenu pour sa part Nicolas de Germay, patron d'Alandia.