Producteurs et transformateurs laitiers sont finalement parvenus, le 2 mars, à un accord sur le prix du lait. Celui-ci vaut pour le seul premier semestre 2004, les négociations devant se poursuivre pour la seconde partie de l’année et « la période ultérieure ».
Les discussions qui allaient bon train au Salon de l’agriculture entre les représentants des producteurs et des transformateurs de lait, ont abouti à un accord sur l’évolution du prix du lait … au premier semestre 2004. Si la baisse de 10,7 euros pour mille litres appliquée par les entreprises au mois de janvier est acquise, elle est ramenée à 9,5 euros en février et mars, tandis que pour les trois mois suivants, il est prévu que soit appliqué l’index de l’accord de 1997 sans lissage. Au vu de l’état actuel des cours, la diminution devrait alors osciller entre 9 et 12 euros. En moyenne sur les six mois, la baisse devrait avoisiner les 10 euros, estime-t-on. Compte tenu de l’aide compensatrice de 12 euros prévue par la Commission européenne, les recettes des producteurs seraient être maintenues sur la période.
Rattrapage de compétitivité
Pour la suite, d’autres négociations devront être ouvertes « sans tarder », affirment les parties prenantes, mais elles promettent d’être difficiles. Car si les Fédérations nationales des industries et coopératives laitières (Fnil et FNCL) se sont résolues, sous l’effet des blocages d’usines, à faire des concessions pour le premier semestre, elles ne renoncent pas pour autant à l’exigence de rattrapage progressif de leur perte de compétitivité par rapport aux pays d’Europe du Nord. Ce rattrapage demeure indispensable, confie-t-on. En 2002, les transformateurs allemands et français payaient approximativement le même prix, mais avec le décrochage des marchés intervenus en 2003, s’est créé un écart de 10 euros.
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Les producteurs, de leur côté, admettent le principe d’une application de l’index de l’accord de 1997 sans lissage, mais refusent d’entendre parler d’un recalage par rapport aux pays les plus compétitifs, souligne un professionnel.