Une année 2006 plutôt bonne pour les industriels de la charcuterie. La production totale a enregistré une progression de 1,8 % en volume et de 3,9 % en valeur. Après avoir baissé en 2004 et 2005, la consommation est restée stable, avec une progression de 0,8 %. La hausse des cours du porc depuis quelques semaines pourrait contrarier les industriels en 2007…
La production totale de produits charcutiers s’est élevée en 2006 à 1,359 milliard de tonnes, en progression de 1,8 % par rapport à 2005, selon les chiffres provisoires communiqués le 19 juin par la Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viandes (Fict). Le chiffre d’affaires a progressé de 3,9 % pour atteindre 7 milliards d’euros, tandis que le résultat net du secteur a représenté 1,3 % du chiffre d’affaires, en légère hausse par rapport à 2005 (1,1 %). La consommation des ménages est en revanche restée assez stable (+0,8 %), après avoir baissé en 2004 (-1,7 %) et 2005 (-0,8 %). Le déficit du commerce extérieur s’est encore accru en 2006, pour atteindre 140 millions d’euros, soit 8 % de plus qu’en 2005. Les exportations se sont élevées à 352 millions d’euros (+8 %), tandis que les importations ont progressé de 6 % à 490 millions d’euros.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Hausse des matières premières
« Cela ne nous fait jamais plaisir d’augmenter les prix, mais nous n’avons pas le choix », a prévenu le 19 juin, Robert Volut, président de la FICT. Il a tenu par ailleurs à insister sur les « difficultés à répercuter auprès de la grande distribution la hausse des cours des matières premières, représentant plus de 50 % des coûts de fabrication de la charcuterie ». « Le cours moyen du porc en 2006 a été assez élevé, bien qu’en diminution sur le second semestre. En 2007, après un début d’année relativement bas, nous assistons à une augmentation du cours », a-t-il constaté.