Dans cet entretien, le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier convient avec Pierre Cuypers que les difficultés techniques liées à la production proétagineux « sont souvent surestimées par rapport à la réalité ». Il répond aux objections qui rendent les agriculteurs réticents à ensemencer des protéagineux. La baisse de la production « résulte notamment de la perception par les agriculteurs que les cultures de protéagineux seraient moins rentables »que d’autres grandes cultures. Cette perception s’est nourrie de différents éléments, « pour l’essentiel conjoncturels » : succession de plusieurs années défavorables aux protéagineux sur le plan climatique, difficultés techniques, hausse des cours des principales céréales.
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Cependant, toutes les analyses « montrent que la présence de protéagineux dans une rotation est économiquement profitable », en raison notamment des apports positifs qu’ils procurent à la culture suivante en termes de fertilisation et de structure des sols. Cela devrait favoriser une remontée significative des surfaces au cours des prochaines années, estime-t-il.