Abonné

Conjoncture Production et commandes bien orientées en mars

- - 7 min

La production des industries alimentaires est en hausse au mois de mars, selon la Banque de France.

L’industrie alimentaire, dont la production a été en hausse au mois de mars, bénéficie d’un courant de commandes nouvelles qui continue à se raffermir, surtout sur le marché extérieur. La dernière note de conjoncture de la Banque de France précise que le niveau des carnets de commandes et des stocks reste proche de la normale. Les perspectives de production demeurent favorables.

Industrie des viandes

Les indicateurs d’activité et de commandes ont enregistré une augmentation par rapport au mois de février dans tous les compartiments analysés. La demande est apparue nettement plus ferme aussi bien sur le marché français qu’à l’exportation. Les carnets de commandes et les stocks sont demeurés dans l’ensemble proches de l’équilibre.

Les prix d’achat et de vente ont suivi une évolution légèrement baissière, notamment dans l’industrie des viandes de volailles. L’activité devrait se maintenir sur son rythme actuel dans les prochaines semaines.

Viandes de boucherie : après le recul intervenu en début d’année, la production a enregistré un rebond assez sensible en mars, soutenue par la progression des commandes, notamment sur le marché intérieur à l’approche des fêtes pascales. Globalement la hausse des cours d’achat a observé une pause et les prix de vente n’ont pas varié. Des disponibilités insuffisantes en animaux soutiennent toujours le cours du bœuf à un niveau élevé. Les stocks de produits finis ont retrouvé un niveau légèrement supérieur à la normale. Les carnets de commandes sont jugés un peu étroits pour la période. Une nouvelle progression modérée de l’activité est attendue dans les semaines à venir.

Viandes de volailles : conformément aux prévisions du mois précédent, les indicateurs d’activité ont observé un redressement substantiel en mars. La demande est ressortie plus dynamique tant en France qu’à l’étranger. Globalement les volumes traités restent néanmoins comparables à l’an passé. Les stocks sont estimés à un niveau normal, alors que les carnets sont toujours un peu insuffisants. La baisse des coûts d’approvisionnement s’est poursuivie et a été répercutée sur les prix de vente. L’activité devrait continuer à s’accroître à court terme.

Préparation industrielle de produits à base de viandes : la production, les livraisons et les enregistrements de commandes ont connu, dans ce secteur également, une reprise et restent à des niveaux supérieurs à ceux de l’an dernier. Les prix n’ont pas connu d’évolution significative. Les stocks et les carnets demeurent jugés conformes à la normale. L’activité devrait continuer à se relever dans les prochaines semaines.

Produits laitiers

En mars, les volumes fabriqués sont demeurés stables alors que les livraisons et les enregistrements de commandes ont légèrement progressé, sous l’effet d’un plus grand dynamisme des exportations. Nettement excédentaires dans le secteur du beurre, les stocks de produits finis apparaissent, dans l’ensemble, un peu élevés face à des carnets jugés globalement un peu courts, et très insuffisants pour les produits industriels. Une stabilisation globale de l’activité est prévue pour les semaines à venir.

Lait liquide, produits frais et autres produits laitiers : en recul à un an d’intervalle, production et livraisons se sont inscrites en hausse sensible par rapport au mois précédent, dans des proportions plus marquées dans le secteur de la fabrication de produits frais que dans celui des poudres. Cette évolution favorable de l’activité est imputable à une reprise de la demande de produits de grande consommation et au renforcement des commandes dans le compartiment des poudres, notamment à la bonne tenue des ordres émanant des marchés étrangers (Afrique et Moyen-Orient parfois cités). En fin de période, les stocks de produits finis sont, en moyenne, encore estimés un peu élevés compte tenu de leur importance dans le secteur des poudres. Les carnets sont jugés faiblement garnis, en particulier dans le secteur des produits frais. À court terme, les prévisions d’activité sont positives. Compte tenu de la saisonnalité, un nouvel accroissement des mises en fabrication est escompté au cours des prochaines semaines.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Beurre : les volumes fabriqués et livrés, en baisse sensible à un an d’écart, ont faiblement progressé d’un mois à l’autre, la demande s’étant légèrement renforcée, tant sur le marché intérieur que sur les marchés étrangers. Les stocks de produits finis sont jugés largement excédentaires au regard de carnets très insuffisants. Un fléchissement de la production est attendu à brève échéance.

Fromages :en hausse modérée d’un mois à l’autre, production et livraisons ont retrouvé leur niveau d’il y a un an. La demande s’est renforcée, sur le marché intérieur à l’approche des fêtes pascales, et à l’exportation grâce à l’augmentation des ordres en provenance de l’Union européenne et d’Asie. Les stocks de produits finis sont estimés conformes à la normale alors que les carnets sont jugés un peu courts. L’activité ne devrait guère varier à terme rapproché.

Autres industries alimentaires

En mars, les volumes produits ont modérément augmenté, alors que les livraisons n’ont guère varié. La demande s’est un peu renforcée, tant sur le marché intérieur que sur les débouchés étrangers. Les stocks de produits finis sont estimés conformes à la normale saisonnière ; les carnets sont jugés un peu étroits. Un nouvel accroissement des fabrications est attendu au cours des prochaines semaines, dans la plupart des secteurs.

Fabrication industrielle de pain et pâtisserie fraîche : les indicateurs d’activité et de commandes ont enregistré une hausse sensible par rapport aux deux périodes de référence. La demande, en produits festifs pour Pâques, en viennoiserie et, dans une moindre mesure, en panification, s’est révélée soutenue, assurant un bon volume d’affaires. Après un fort courant de livraisons, les carnets sont estimés normaux et les stocks faibles.

Travail des grains ; aliments pour animaux : les volumes produits et livrés se sont redressés d’un mois à l’autre, s’inscrivant à des niveaux supérieurs à ceux de mars 2004 dans le travail des grains, mais inférieurs dans l’alimentation animale. La demande française et étrangère s’est renforcée, dans les deux secteurs. Les stocks de produits finis sont estimés un peu faibles ; les carnets, normaux dans le travail des grains, sont jugés étroits en alimentation animale. À court terme, la production devrait légèrement s’accroître.

Chocolaterie, confiserie : production et livraisons ont fléchi d’un mois à l’autre, retrouvant un niveau proche de celui de mars 2004. Stable à l’exportation, la demande s’est réduite sur le marché intérieur (fin de campagne des chocolats de Pâques, marché de la confiserie jugé peu dynamique). Les stocks sont peu importants et les carnets étroits. La production ne devrait guère s’écarter de son niveau actuel à brève échéance.

Industrie des fruits et légumes : stable à un an d’écart, l’activité s’est inscrite en hausse sensible par rapport au mois de février. L’accroissement des livraisons, supérieur à celui de la production, a permis une réduction des stocks de produits finis, toutefois encore estimés un peu élevés. La demande, qui s’est renforcée dans tous les secteurs, est apparue plus dynamique sur le marché intérieur qu’à l’exportation. Elle a reconstitué les carnets ; un peu courts dans la transformation de fruits, ils sont globalement jugés normaux. Un nouvel accroissement des fabrications est attendu prochainement.