Limoujoux travaille à se renforcer dans la grande distribution
Le salaisonnier Limoujoux (31 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2002 avec 170 salariés et 13 000 tonnes de production annuelle), a l’ambition de porter de
37 à 50 % la part de ses ventes réalisées avec la grande distribution du Centre-Ouest (Auchan, Atac, Carrefour, Champion, Leclerc, Leader Price), le reste étant enregistré auprès des grossistes, des restaurateurs et des détaillants. « Notre notoriété est régionale, explique le directeur, Serge Nicolas, et si nous n’avons pas de référencement national, c’est que nous sommes une petite société, et que nous ne pourrions pas répondre à une demande de production trop forte pour nous. Nous communiquons sur nos marques Royal Auvergne, Limoujoux, Lou Gagnou dans des hypermarchés et des supermarchés ». Implantée sur quatre sites à Ussel, Brive et Clermont-Ferrand, la société familiale, fondée en 1845, compte sur l’innovation et les nouveaux produits pour faciliter sa pénétration dans les linéaires. A cet effet, elle a lancé dernièrement une potée prête à cuire et à accommoder, et entend aller plus loin encore, « mais pas jusqu’aux plats cuisinés », poursuit Serge Nicolas. « Nous sommes en train de mettre au point des préparations pré-cuites au bouillon, prêtes à être réchauffées », précise-t-il. Les résultats de 2003 ne sont pas encore connus, mais l’entreprise table sur un chiffre d’affaires comparable à celui de l’année précédente, pour un tonnage en augmentation de 12%.
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Un nouveau site pour les Calmettes ?
D’après la Dépêche du Midi, l’usine Calmettes de Villefranche-sur-Rouergue (Aveyron) va se moderniser et déménager pour mener à bien sa politique de diversification. La dernière crue du Lot de décembre 2003 lui a coûté 80 000 euros de dégâts et deux jours de fermeture du site. En outre, la grande distribution exige des délais de livraison très courts qu’elle ne peut assurer en l’état. Le p.-d.g. a promis à ses 55 employés d’implanter la nouvelle usine dans un rayon de 30 km autour de Capdenac.
Projet de rénovation de l’abattoir de Montceau
Le nouvel abattoir de Monceau (71) verra-t-il le jour en 2005 ? C’est en tout cas le souhait et l’objectif de l’actuelle régie d’exploitation, qui travaille sur un dossier qui nécessitera 1,450 million d’euros d’investissement. L’outil actuel, construit en 1966, est obsolète. Dimensionné pour traiter 6 800 tonnes annuelles, il n’a jamais atteint ce tonnage. En 2003, son activité a porté sur 2 500 tonnes. Le nouvel abattoir verra donc ses capacités ramenées à 3 500 tonnes. Il sera géré, dans le cadre d’une délégation de service public, par une SA réunissant les usagers, parmi lesquels Arcadie, son principal utilisateur. Seront également associés la société Porc 71, deux GAEC, une association d’éleveurs de 300 adhérents, une association d’une trentaine de bouchers et un chevillard. Les actionnaires ont signé des engagements d’apports représentant 80 % des 2 800 tonnes requises pour lancer le projet. Reste à trouver les financements qui appuieront l’engagement de la Chambre de commerce, propriétaire des bâtiments. Le département de Saône-et-Loire détient le plus grand troupeau allaitant de France mais abat 15% seulement des viandes bovines qu’il consomme.