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Produits sucrés : la publicité à la télé subit moins de contrainte que prévu

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L’UFC Que Choisir s’est indignée le 8 juillet du « recul complet du gouvernement et des sénateurs » sur les publicités télévisées pour les sucreries visant les enfants, dont elle demande l’interdiction. Le ministre de la Santé a annoncé qu’il défendrait le même jour au Sénat un amendement obligeant les industriels qui font de la publicité à la télévision de verser 1,5% des montants investis à un « fonds d’éducation à la santé » télévisée, soit environ 12 à 14 millions d’euros par an. Le but est de lutter contre l’obésité et le surpoids qui touchent déjà 19% des enfants français. « C’est une goutte d’eau par rapport aux quelque 1,5 milliard d’euros dépensés en 2003 par les industries agro-alimentaires en publicité », a dénoncé l’UFC. « En plus, ça ne marchera jamais : quand on dit une fois à un enfant “mange des fruits et dix fois mange des barres chocolatées”, ça ne sert pas à grand-chose », a-t-elle insisté. La position du gouvernement, appouvée par les industriels, est bien moins contraignante à leur égard que l’amendement voté à l’Assemblée le 8 avril, qui leur demandait un message sanitaire pour chaque publicité, soit 100% des montants publicitaires, a souligné UFC. M. Douste-Blazy est aussi très en retrait face à l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) qui juge « cohérente et proportionnée » l’interdiction des ces publicités qui selon elle favorisent largement l’obésité.

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