Alors qu’il n’existe pas de pratique harmonisée dans l’UE, la Croatie a appelé le 30 mai, dans une note présentée lors du Conseil Agriculture, la Commission européenne à instaurer une limite maximale de conservation des produits surgelés, en particulier pour la viande. Actuellement, dans le cadre du paquet Hygiène, ce sont les États membres qui établissent des recommandations non contraignantes aux opérateurs du secteur alimentaire afin de déterminer quel serait le délai de conservation approprié, indique Zagreb. Dans cette perspective, la Croatie souligne l’importance de mettre en place des solutions numériques nouvelles et innovantes afin de permettre aux consommateurs d’acheter des produits surgelés en toute connaissance de cause.
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Plusieurs États membres (Slovénie, Italie, Chypre, Espagne, Hongrie, Roumanie, Grèce, Bulgarie, Allemagne) ont soutenu cette proposition en indiquant, entre autres, qu’elle permettrait de lutter plus efficacement contre la fraude alimentaire tout au long de la chaîne de distribution. En revanche, d’autres délégations (France, Belgique, République tchèque, Irlande, Lettonie) ont estimé que les règles actuelles étaient suffisantes et qu’il n’y avait donc pas lieu de procéder à une harmonisation. Riga a notamment pointé le risque d’une hausse de la charge administrative. Suite à la demande croate, la commissaire à la Sûreté alimentaire, Stella Kyriakides, a indiqué qu’« en l’état actuel des choses, nous devrions continuer à rassembler des données et à débattre de cette question avant d’harmoniser la durée de conservation des produits surgelés ».