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La FNSEA veut des mesures concrètes de compensation
La FNSEA a dénoncé une taxe aveugle dans un communiqué du 10 septembre. Le syndicat avait demandé que les agriculteurs, déjà handicapés par des charges très lourdes sur leurs exploitations, n’aient pas à supporter la nouvelle taxe carbone. « Nous demandons que le gouvernement prenne dans les plus brefs délais ses responsabilités quant à la mise en place de mesures concrètes et significatives pour le secteur agricole. Les exploitations agricoles françaises ne pourront pas supporter une nouvelle taxation aveugle, qui porterait gravement atteinte à leur compétitivité sur un marché unique européen où les concurrents n’ont pas les mêmes contraintes ».
La FNSEA estime que l’agriculture, en sa qualité de secteur de production est très impliquée dans le captage du carbone, et souhaite que la fiscalité écologique ne se limite pas à la seule taxation des émissions mais conduise aussi à rémunérer les apports positifs.
FNE regrette le flou sur le progressivité
Pour France Nature Environnement, certaines modalités de cette taxe restent floues. « Nous regrettons l’absence d’information claire concernant la progressivité de cette taxe. L’efficacité de cette taxe dépend d’une progressivité ambitieuse, au-delà de 100 euros la tonne en 2030 », déplore Sébastien Genest, président de FNE dans un communiqué du 10 septembre.
Les Verts : poursuivre le débat au Parlement
Pour Cécile Duflot, secrétaire général des Verts qui s’exprimait lors d’une conférence de presse jeudi 10 septembre, « il y a un certain nombre d’avancées mais il y a surtout un vrai problème, c’est que l’électricité ne fait pas partie de ces annonces, et que le produit de cette taxe n’est pas affecté aux économies d’énergie ». « On a le sentiment de nous être fait voler nos mots pour rien », mais elle a appelé à « continuer la mobilisation sur ce sujet ». « La discussion va avoir lieu au Parlement, il doit y avoir une grande pression citoyenne pour faire avancer le débat », notamment sur la question des compensations.
Parti socialiste : « Exclure l’électricité du dispositif n’incite pas à la sobriété »
Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS à l’Environnement, a estimé que le dispositif annoncé par Nicolas Sarkozy était « injuste » et « écologiquement inefficace ». « La vigueur qu’a mis le président de la République à exclure l’électricité du dispositif n’incite pas à la sobriété énergétique dans laquelle nous devrions aller », a-t-elle jugé.
Greenpeace attend du concret
« À moins de 100 jours de la Conférence de Copenhague, le président de la République échoue à faire de la Contribution climat énergie un outil efficace dans la lutte contre la double crise climatique et énergétique. Prix de départ trop faible, aucune indication de progressivité, exclusion de l’électricité : Nicolas Sarkozy cède sur tout et se montre plus soucieux de sa cote de popularité que du règlement de la double crise climatique et énergétique. Le président désavoue les experts et se contente d’un discours incantatoire sur les objectifs là où on attendait du concret », dénonce l’organisation écologiste Greenpeace dans un communiqué du 10 septembre.
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