La quasi-totalité des ministres de l’Agriculture de l’UE ont protesté, lors de leur réunion le 17 octobre à Luxembourg, contre le projet de la Commission européenne visant à réduire le cofinancement communautaire pour les programmes phytosanitaires et vétérinaires dans les États membres. L’Autriche et la Hongrie, soutenues par une vingtaine de pays, ont jugé inacceptables les propositions de la Commission, qui consistent à réduire à 40 % (contre 50 ou 75 %) le taux de cofinancement communautaire des mesures d’urgence pour toutes les conventions de subvention non encore signées, de diminuer à 40 % le taux de cofinancement des programmes vétérinaires et phytosanitaires nationaux (annuels) pendant trois ans, de 2023 à 2025, et de supprimer progressivement le cofinancement du programme de lutte contre la tuberculose bovine d’ici 2023 au lieu de 2024.
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La raison de ces propositions de Bruxelles : avec la multiplication sans précédent de maladies dans l’ensemble de l’UE, le budget prévu en la matière par la Commission européenne a été largement dépassé. « Le budget ne suffira pas pour répondre à l’ensemble de vos requêtes », a prévenu la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides qui reconnaît que ces changements auront des conséquences sur les budgets nationaux des pays de l’UE. Elle espère toutefois qu’ils seront seulement temporaires et que des solutions de financement alternatives pourront être trouvées. Les États membres demandent à la Commission d’entamer une discussion stratégique transparente avec les États membres concernant ces mesures et les programmes futurs en se concentrant sur l’optimisation de la mise en œuvre en fixant des priorités.